Photo aléatoire

IMG_8619.JPG

Commentaires récents

Suivi

Nous sommes rentrés depuis 4299 jours.

Notre dernier accès à ce site web date d'il y a 19 semaines 3 jours.

4 × 4 × 4 × 6 = inoubliable ! (2/2)

2007-09-16 – 2007-09-17
Suite et fin de notre périple de quatre jours à six en 4 × 4. Nous traversons des paysages toujours aussi splendides et surprenants. Arbre de pierre, inévitables crevaisons et enfin arrivée dans le fameux Salar de Uyuni aux paysages presque irréels.

Nous nous levons dans le froid du petit matin à 06:00, puis savourons le déjeuner préparé par Agustina. Comme chaque fois, il est différent et cette fois-ci, nous avons droit à des mini-crêpes. Elle prend vraiment bien soin de nous.

Nous démarrons vers 07:00. Quarante minutes plus tard, nous nous arrêtons et notre chauffeur Hilarion remarque que nous avons un pneu crevé. Ce n'est pas vraiment étonnant compte tenu des chemins par lesquels nous passons. De temps en temps nous traversons même des rivières. D'après ce qu'on nous a raconté, les crevaisons sont très courantes, voire inévitables, durant une excursion dans le Salar de Uyuni et ses alentours. Hilarion a l'air d'avoir l'habitude, et après moins d'un quart d'heure, nous repartons.

Nous arrivons ensuite dans l'étrange Desierto de Siloli. Ce désert est connu pour ses étonnantes formations rocheuses sculptées par les vents puissants. La plus connue est l'« Árbol de Piedra » (« arbre de pierre »).

Nous faisons un petit tour entre les « sculptures ». Nous constatons malheureusement qu'à plusieurs endroits, des gens ont pris le lieu pour des toilettes. C'est triste de voir des amas de papier toilette dans un endroit aussi joli.

Après, nous passons par une succession de lacs où pataugent des flamants roses. Certains lacs reflètent le paysage tels des miroirs. À chaque fois que nous quittons l'habitacle bien chaud de la voiture, nous remarquons que nous avons tendance à oublier à quel point il fait froid et venteux dehors.

Un peu après midi, nous nous arrêtons parmi des formations rocheuses rouges pour diner. Celles-ci ont sans doute aussi été façonnées par le vent. Canettes, boite à sardines, emballages en plastique,… nous remarquons de nouveau que certaines personnes ont l'air de confondre nature et poubelle. C'est désolant.

Nous traversons ensuite la surface plane du petit Salar de Chiguana (désert de sel). À un moment, une ligne de chemin de fer surélevée nous barre la route. C'est la voie qui relie la Bolivie au Chili, utilisée uniquement par des trains de marchandises.

Hilarion nous demande de descendre car il doit effectuer une petite « cascade » pour traverser la voie. Maitrise totale ;). Nous le rejoignons de l'autre côté et nous voilà repartis.

Nous faisons un petit arrêt dans le village de San Juan de Rosario puis roulons encore un peu. Vers 16:30, pffffff, nouvelle crevaison. En quelques secondes, le pneu est complètement dégonflé. Par chance, nous ne sommes qu'à quelques mètres de l'endroit où nous passerons la nuit.

Nous sommes dans un village en bordure du Salar de Uyuni. Nos lits sont faits de blocs de sel et le sol est recouvert de gros sel. Avant de souper, Matthieu propose à Hugues, qui a des maux de dos depuis plusieurs années, de lui faire une séance d'ostéopathie. Sympa.

Le lendemain, nous sommes tous les six prêts à partir à 06:00, comme prévu, pour aller voir le lever du soleil sur le désert de sel. Nous sommes tout excités à l'idée d'enfin découvrir le clou de cette excursion : le Salar de Uyuni. Nous sommes à côté de la voiture, mais il n'y a personne. Après quelques minutes d'attente, nous appelons Hilarion. Apparemment, il a oublié de mettre son réveil. Il se lève en vitesse et attache les bagages sur le toit pendant qu'au loin, le soleil se lève.

Notre chauffeur est très soigneux, voire même un peu maniaque. Il enfile toujours sa combinaison pour ne pas se salir et emballe toujours avec des plis précis nos bagages dans une bâche sur le toit. Nous préférons ça que l'inverse.

À 06:30 nous nous mettons enfin en route. Malheureusement il fait très nuageux. En même temps nous n'avons pas manqué grand-chose à cause du retard de notre chauffeur. Un quart d'heure après avoir démarré, nous croisons deux 4 × 4 arrêtés. L'un est en panne au milieu de la route et l'autre s'est embourbé sur le côté, sans doute en voulant contourner le premier. Pas de chance.

Notre chauffeur tente de leur venir en aide. Il attache une corde au 4 × 4 embourbé et essaie de le tirer de là. Malheureusement, la corde cède. Tant pis, nous contournons les deux véhicules en prenant bien soin d'éviter la boue et poursuivons notre route.

Nous entrons enfin dans le Salar de Uyuni. Ce désert de sel, le plus grand du monde, s'étend sur une superficie de plus de 10 000 km2. Sa formation date d'il y a 40 000 ans. L'épaisseur de la couche de sel varie de 2 à 20 m. La quantité estimée de sel est de 10 milliards de tonnes.

Il y a 14 iles dans le désert. La plus importante est l'ile Incahuasi, aussi appelée Isla del Pescado. Nous nous y arrêtons pour déjeuner. En attendant qu'Agustina prépare la table, nous visitons l'ile.

Elle est recouverte d'une multitude de cactus, dont certains dépassent les 10 m. Nous montons jusqu'au sommet de l'ile et pouvons admirer le désert de sel tout autour. Malheureusement, il fait toujours nuageux, mais la vue est tout de même très belle. Nous déjeunons au bord de l'ile et avons cette fois-ci droit à un cake.

Nous roulons à travers le désert de sel. Il n'y a évidemment pas de route, nous suivons les traces grises des voitures passées avant nous. Étant entourés par la surface de sel plane et uniforme, nous avons quasiment l'impression de ne pas avancer. Après une heure, nous nous arrêtons. Nous avons une heure pour profiter de ce lieu hors du commun.

L'endroit se prête particulièrement bien aux photos. Nous nous amusons à faire des jeux de perspective et à nous prendre en photo en sautant. Nous ne sommes limités que par notre imagination.

Le sel forme sur le sol un motif rappelant des alvéoles d'abeilles (hexagones). Cela semble s'étendre à l'infini autour de nous. Cet endroit est spectaculaire et étrange, nous avons l'impression d'être au milieu de nulle part.

Alors que nous nous amusons comme des petits fous et prenons des photos de groupe, Hilarion nous dit qu'il est l'heure de partir. Déjà ! Nous serions bien restés plus longtemps. Le temps semblait s'être figé dans cet endroit extraordinaire.

Nous visitons ensuite l'hôtel de sel Playa Blanca. Celui-ci est entièrement construit en sel. Aussi bien les murs que les lits, les tables et les sièges sont construits avec des briques de sel découpées dans le sol du désert.

Puis nous nous arrêtons dans le village de Colchani pour profiter une dernière fois d'un bon repas préparé par Agustina. Nous roulons ensuite jusqu'à Uyuni, où l'aventure se termine. Nous remercions et disons au revoir à Agustina et Hilarion, qui s'en vont avec le 4 × 4.

Sophie, Matthieu, Maja et Jeroen prennent le bus vers La Paz le soir-même. Nous passerons une nuit à Uyuni et partirons normalement le lendemain vers San Pedro de Atacama, au Chili.

En attendant qu'il soit l'heure pour nos compagnons de prendre le bus, nous allons boire un verre, allons nous reconnecter avec la réalité sur internet puis allons finalement souper ensemble avant de les accompagner à leur bus.

Cette excursion restera un moment fort de notre voyage. Le service de l'agence Tupiza Tours dépassait nos espérances. Les gens avec qui nous étions étaient très chouettes et grâce à cela il y a toujours eu une bonne ambiance de groupe. Que demander de plus pour découvrir des paysages à couper le souffle, à classer certainement parmi les plus beaux que nous ayons vus durant ce voyage ? En un mot, waouw !

Arrivés à Uyuni, un e-mail nous a appris qu'Hélène, la grand-mère de Hugues, nous a quittés la veille, après près de 94 ans de vie. La nouvelle a été d'autant plus difficile à encaisser que nous venions de vivre quatre jours magnifiques. C'est une des premières personnes a nous avoir encouragés à faire ce voyage. Peut-être qu'à présent, elle voyage à nos côtés…


.........

Maïté,
Tu m'avais montré des photo's d'Hélène et parlé d'elle avec beaucoup d'enthousiasme.
Des mots de réconfort sont difficile à trouver comme il est difficile de comprendre ce que cette perte à d'irréparable pour ses proches. Mais c'est avec recueillement et on silence que nous t'exprimons la part que nous prenons à votre douleur.
Beaucoup de courage à vous deux et n'oublie pas qu'un beau souvenir est une source de joie!