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Le train des Andes

2007-07-20
Nous quittons Lima et embarquons dans le train des Andes pour un voyage de 12 heures à travers un décor somptueux. Une expérience inoubliable à bord d'un train de légende.

Notre réveil sonne à 05:30. À 06:15 un taxi vient nous chercher à notre hôtel pour nous conduire à la gare. Nous partons avec Petra et James, le couple d'Anglais que nous avons rencontré la veille à notre hôtel. En chemin, nous nous rendons compte que nous ne serons pas ensemble dans le train. En effet, nous avons fait une petite folie en choisissant la classe touristique et eux ont pris la classe normale.

Le train que nous allons prendre, appelé « train des Andes », relie Lima à Huancayo, sur la voie qui était autrefois la plus haute du monde (avant que les Chinois ne construisent leur ligne d'invasion du Tibet il y a quelques années), appelée « Ferrocarril Central Andino ». C'est ce même train que Tintin et ses amis prennent dans l'album « Le temple du soleil ».

La construction de la voie débuta en 1870 sous la direction de l'ingénieur polonais Ernest Malinowski. Ils rencontrèrent de nombreux problèmes pour le transport des matériaux de construction et des ponts construits à l'étranger. Plusieurs contretemps, dont une violente épidémie de fièvre qui tua 40 % des ouvriers, des problèmes administratifs et une guerre (Chili-Pérou) les força à interrompre les travaux à plusieurs reprises, parfois pendant des années. C'est seulement en 1908 que la ligne atteignit finalement Huancayo. Actuellement, elle n'est utilisée que deux à trois fois par mois.

Notre voyage débute à Lima, à la gare Desamparados qui se trouve à 150 m d'altitude. Nous montrons jusqu'à 4781 m pour rejoindre la gare de Galera, la seconde plus haute d'Amérique. Nous redescendrons ensuite jusqu'à Huancayo, notre destination, qui se trouve à une altitude de 3261 m. Le train mettra plus de 12 heures pour parcourir 332 km. Nous traverserons 69 tunnels, passerons sur 58 ponts et ferons 6 zig-zags.

Le train démarre à 07:00 à grands coups de sifflet qui doivent réveiller tous les habitants des environs. Tout doucement nous quittons Lima et sa grisaille. Au fur et à mesure que nous nous éloignons des nuages de la capitale, le soleil apparait et nous commençons à voir de jolis paysages.

Le train n'est pas très long : un wagon de classe normale, deux de classe touristique, un wagon-bar et évidemment la locomotive (diesel). Nous avons choisi la classe touristique pour profiter à fond de cette expérience qu'on ne fera probablement qu'une seule fois dans notre vie. Nos places coutent 160 soles (environ €40) par personne. En classe normale, le prix est de 100 soles (environ €25).

Le wagon est très chic et confortable. De plus, voyager en classe touristique nous donne accès au wagon-bar qui se trouve à une des extrémités du train et qui possède une terrasse couverte, permettant d'admirer les paysages les cheveux dans le vent. Pendant la matinée, un déjeuner nous est servi. Parmi le personnel du train, il y a deux jeunes Français.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la classe touristique n'est pas remplie de touristes occidentaux. La plupart des gens semblent être sud-amérícains. Un enfant d'environ dix ans, répondant au nom de Jesús aime se faire remarquer. Il traverse les wagons en parlant tout haut, en se prenant pour le chef du train. C'est incroyable d'être aussi imbu de sa personne à cet âge-là. Une chose est sure, c'est qu'il énerve tout le monde mis à part ses parents qui ont l'air de le trouver très drôle.

Arrivés à la gare de San Bartolome, à 1235 m d'altitude, la locomotive se détache du train pour aller sur une « tornamesa » (littéralement « table à tourner »). Cette structure permet de lui faire faire un demi-tour pour pouvoir continuer sa route sur une voie partant dans l'autre sens. Le demi-tour est effectué à la force des bras de deux ouvriers. Pendant les quelques minutes d'arrêt à la gare, nous pouvons descendre du train pour voir cette étrange manœuvre.

De temps à autre, nous passons à côté de petits villages ou de maisons isolées. Le train ne passant que deux à trois fois par mois dans ces endroits montagneux quasiment déserts, les quelques personnes que nous voyons interrompent pendant un instant leur activité pour le regarder passer et saluer les passagers. Des chiens le poursuivent même, parfois pendant plusieurs minutes.

Après avoir traversé le tunnel Balta, le plus long de la voie avec ses 1375 m, nous entamons une série de zig-zags. Ces manœuvres, où le train part dans un sens puis dans l'autre, permettent de gravir la montagne, trop escarpée pour que le train puisse effectuer des tournants.

Nous allons ensuite faire un petit tour dans le wagon-bar pour admirer la vue. Les paysages sont à couper le souffle, ce qui peut être dangereux compte tenu de l'altitude et de l'oxygène qui se raréfie. Leur beauté est tellement somptueuse que nous prenons tout de même le risque de les contempler.

Nous sommes vraiment heureux d'être à bord de ce train. Nous profitons de chaque instant. Dire que notre guide Lonely Planet n'y consacre qu'un petit paragraphe de cinq lignes dans lequel ils n'en parlent que comme d'un train ordinaire, sans la moindre mention du magnifique décor qu'il traverse.

Nous retournons nous installer à nos places. Nous montons de plus en plus et commençons un peu à ressentir les effets de cette ascension rapide. Le manque d'oxygène nous donne légèrement mal à la tête. Nous ne sommes pas les seuls à souffrir de l'altitude. Les quelques paquets de chips que nous avons emportés sont sur le point d'exploser. L'un d'eux a même déjà passé l'arme à gauche, répandant son contenu dans notre sac.

Il y a des infirmières à bord pour s'occuper des passagers qui se sentent mal. Un homme âgé à côté de nous reçoit des médicaments ainsi que de l'oxygène à l'aide d'un masque relié à une bonbonne.

Vers 14:00 nous arrivons à la gare de Galera, le point le plus élevé de ce trajet, à 4781 m d'altitude. Le train s'arrête quelques instants et nous pouvons descendre. On nous demande de marcher lentement et de ne pas faire d'efforts importants pour éviter un malaise dû à l'altitude. Nous sommes presque aussi haut que le sommet du Mont Blanc (qui culmine à 4 808 m). C'est la première fois de notre vie que nous sommes dans un lieu aussi élevé. Bien que nous soyons en plein soleil, il ne fait pas très chaud.

En remontant dans le train, nous avons la tête qui tourne. Pour aider à supporter l'altitude, nous recevons du maté de coca, une infusion de feuilles de coca, remède parait-il « miraculeux » contre toutes sortes de maux. Plus tard, nous recevons un diner léger. En effet, pour s'acclimater plus facilement à l'altitude, il est conseillé de ne pas trop manger.

Le matin, nous avons chacun reçu un bon pour un pisco sour (la boisson nationale péruvienne) gratuit à consommer dans le wagon-bar. Plus tard dans l'après-midi, nous allons donc en profiter. Au bar, nous discutons avec Augustin, un des deux Français travaillant dans ce train. Il est étudiant et a quitté la France il y a quelques jours pour vivre en Amérique du sud pendant plusieurs mois. Comme nous, c'est la première fois qu'il prend ce train.

Nous continuons à discuter tandis que le soleil se couche et profitons encore quelques instants des splendides paysages avant qu'il ne fasse sombre. Nous retournons ensuite à nos places. La nuit est tombée.

Nous arrivons à Huancayo un peu avant 20:00. À la descente du train, nous sommes accueillis par un orchestre de musique folklorique et des danseurs. Le petit Jesús, qui ne s'est toujours pas calmé, se prend pour le chef d'orchestre. Nous récupérons nos bagages et nous dirigeons à pied vers l'hôtel où nous avons réservé une chambre et qui ne se trouve pas loin de la gare.

Les propriétaires de l'hôtel Las Lomas, un couple de petits vieux, nous surprennent par leur extrême gentillesse. Notre chambre est très spacieuse. Nous partons souper dans un petit restaurant très bon marché qu'ils nous conseillent et allons ensuite nous coucher.

Waouw ! C'est le voyage en train le plus spectaculaire que nous n'ayons jamais vécu. Nous avons traversé des paysages immenses, colorés, magnifiques. Cette journée nous en aura mis plein les yeux. Une aventure presque magique. Nous avons adoré !


Les enfants sont des anges ... !!!

- Benoit, il est l'heure d'aller au lit, le marchand de sable va passer.
- Eh bien, si tu me donnes 10 euros, je ne dit rien à papa !
signé : un bon petit diable.


Comme a la "foire du midi" ...

Démarrer à 150m, monter à 4781m, puis redescendre à 3261m,
traverser 69 tunnels, 58 ponts et 6 zig-zags ... !!!
- Moi aussi j'adore les montagnes russes,
c'est mieux que les chevaux de bois ... !!!
signé : le MINOU casse cou.


Renseigenements

Nous sommes un groupe d'étudiant et ns partons au Pérou en aout.
Nous aimerions avoir des rensignements sur le train:Lima Huancayo.
Est ce qu'il ya des trajets tous les jours en aout?Comment avez vs fait pour réserver?Comment pouvons ns avoir ts les reiseignements:horaire;tarif;durée de trajet...
Merci d'avance.
Héloïse


Ferrocarril Central Andino

Bonjour,

Le train fait environ deux aller-retours par mois. Tous les renseignements se trouvent sur le site web du « Ferrocarril Central Andino » : http://www.ferrocarrilcentral.com.pe/.

Nous n'avions pas pu acheter notre billet en ligne car il fallait être péruvien. Nous leur avons donc envoyé un e-mail (en espagnol) et ils nous ont réservé des places, que nous avons payées le jour du voyage. Apparemment le système de paiement en ligne a changé, peut-être qu'il fonctionne maintenant pour tout le monde.

Bon voyage.