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Sandboarding

2007-07-16
Nous remettons en doute l'itinéraire que nous avons prévu un peu hâtivement, mais en planifier un autre n'est pas une partie de plaisir. Par contre, nous profitons du plaisir de la glisse en découvrant le sandboarding. Tadam !

Nous nous rendons compte que nous avons déterminé notre itinéraire au Pérou un peu trop rapidement. Nous n'avons pas beaucoup de contraintes. Tout ce qu'il faut, c'est être à Santiago du Chili le 9 octobre pour notre vol vers l'ile de Pâques. Autant profiter de cette liberté. Au lieu de continuer à nous diriger vers le sud du Pérou comme nous l'avions prévu, nous envisageons de retourner d'abord vers le nord pour visiter des endroits intéressants que nous n'avions au départ pas mis sur notre liste. Après cela, nous retournerons vers le sud et la Bolivie.

Un endroit qu'on nous a conseillé est Huaraz, au pied de la Cordillère Blanche, qui regroupe plus de 50 pics de 5700 m ou plus. Ce lieu est réputé pour le trekking et l'escalade.

Après le déjeuner nous allons sur internet pour chercher des informations sur les bus qui vont à Huaraz. Nous nous renseignons aussi à propos d'autres villes que nous voyons sur notre carte et tombons, un peu par hasard, sur une page de Wikitravel qui parle d'une ville appelée Huancayo et du fameux train des Andes qui s'y rend, dont nous avons déjà entendu parler. Le voyage est parait-il spectaculaire. Il n'a lieu que deux à trois fois par mois. Le prochain voyage Lima – Huancayo annoncé est le 20 juillet, dans seulement quatre jours.

L'idée de prendre ce train nous parait vraiment chouette. De plus, la région de Huancayo a l'air intéressante et est hors des sentiers touristiques classiques. Cela nous permettrait de voir une autre facette du Pérou.

Nous ne savons pas vraiment quoi faire. Nous aimerions éviter les détours mais à première vue cela semble difficile. Les villes sont fort éloignées et pour aller de l'une à l'autre il faut souvent passer par Lima. Où aller en premier ? Comment y aller ? Prenons-nous ce train ou pas ? Entre les agences de bus sans site web et les sites web entièrement en espagnol, la confusion est totale. Nous décidons de quitter le café internet pour nous reposer le cerveau qui fume.

Nous allons nous défouler en essayant l'une des activités phares de Huacachina : le sandboarding. Ce sport est comparable au snowboarding sauf qu'il se pratique non pas sur la neige et dans le froid mais au soleil et sur le sable. Nous louons une planche pour deux et grimpons vaillamment en haut d'une des immenses dunes (qui doivent bien faire 50 m de haut) entourant l'oasis.

Nous arrivons essoufflés à mi-chemin et faisons nos premiers essais dans une petite pente à l'écart. Hugues se débrouille comme un chef, mis à part une petite chute au départ :). Maïte, quant à elle, a du mal à faire avancer l'engin, qui a plutôt l'air de vouloir s'enfoncer dans le sable.

À l'essai suivant, alors que ça n'avance plus beaucoup pour Hugues, Maïte tente d'autres positions, plus aérodynamiques, comiques mais pas très efficaces.

Contrairement aux sports d'hiver, le plus fatigant ici n'est pas de descendre mais de remonter. En effet, aucun remonte-pente en vue. Grimper dans le sable en plein soleil, ce n'est pas une partie de plaisir.

Forts de notre expérience, nous nous dirigeons cette fois vers le sommet. Nous nous élançons dans la grande pente chacun à notre tour et effectuons une descente impeccable. Wouhouuu !

Pour descendre la dernière pente qui nous sépare de l'oasis, nous nous installons à deux sur la planche, assis l'un derrière l'autre, comme sur une luge. Le départ est difficile, mais une fois lancés, nous prenons de la vitesse et avons même presque l'impression de ne plus pouvoir nous arrêter.

Nous rendons la planche en fin d'après-midi et allons prendre une bonne douche pour déloger les grains de sable qui se sont immiscés dans nos oreilles, nos cheveux, sous nos ongles,… Ensuite, affamés, nous allons au restaurant de l'hôtel.

Les serveurs ont l'air encore moins motivés que d'habitude de nous servir. Ce ne sont pas les deux seules autres tables occupées qui les empêchent de s'occuper de nous. Après 10 minutes d'attente, nous allons finalement chercher le menu nous-même. Quand nous commandons enfin, on nous apprend qu'il n'y a rien de disponible à part les pizzas qui sont assez chères. Pourtant les autres clients mangent d'autres choses.

Nous ne comprenons toujours pas leur comportement vis-à-vis de nous. Nous avons toujours été polis et leur avons toujours parlé en essayent de nous débrouiller en espagnol. Le matin même, nous avons laissé un pourboire en nous demandant si ce n'était pas ça qui manquait. Déçus et encore plus affamés, nous quittons le restaurant et partons à la recherche d'un autre.

Nous en trouvons un dans une auberge de jeunesse au bord du lac. Les serveurs sont des touristes travaillant là en échange du gite et du couvert. Rien à voir avec l'autre restaurant, nous sommes accueillis et servis avec le sourire. Ça fait plaisir.

Rassasiés, nous retournons sur internet, bien décidés à trouver ce que nous allons faire dans les jours qui suivent. Nous tentons de réserver des places dans le train des Andes. Impossible de s'inscrire en tant qu'étranger pour acheter des billets. Nous écrivons donc un e-mail en espagnol à la société de vente de billets en ligne ainsi qu'à la société qui gère le chemin de fer. Espérons que nous recevrons une réponse rapidement.

En attendant, nous restons dans notre coin de paradis à Huacachina. Nous n'allons tout de même pas nous plaindre. Nous nous installons dans les transats au bord de la piscine et admirons les constellations du ciel austral.