Photo aléatoire

IMG_1658.JPG

Commentaires récents

Suivi

Nous sommes rentrés depuis 4202 jours.

Notre dernier accès à ce site web date d'il y a 5 semaines 5 jours.

Phnom Penh : suite et fin

2007-04-26 – 2007-04-27
Durant nos deux derniers jours à Phnom Penh, nous partons visiter les quelques bâtiments célèbres et parcourons toute la ville à la recherche d'un drapeau cambodgien.

Après la visite de Choeung Ek nous demandons à notre chauffeur de tuk-tuk de nous conduire jusqu'au palais royal au lieu de nous ramener à notre pension. Arrivés sur place, il essaie de nous faire payer un supplément pour le détour. Bien essayé, mais nous nous en sortons sans payer un riel de plus.

Le soleil tape très fort et nous essayons de passer d'une rare zone d'ombre à l'autre, un peu comme ceux qui passent d'un abri à l'autre un jour de pluie. Le conducteur de tuk-tuk a eu apparemment un peu de mal à localiser le palais royal. Quand nous arrivons finalement à l'entrée après une dizaine de minutes de marche, nous constatons qu'il est fermé aux alentours de midi et qu'il ne rouvre que dans deux heures et demie. Nous l'admirons donc simplement de l'extérieur et nous dirigeons vers le musée national qui est à deux pas.

De l'extérieur, le musée national vaut déjà le détour. C'est un bâtiment traditionnel en terre cuite aux teints rosés. L'intérieur abrite une collection de toutes sortes d'objets khmers, principalement des sculptures, dont de nombreuses venant des temples d'Angkor. Un gardien nous propose à chacun une fleur en faisant une courbette jusque par terre. Nous essayons de refuser poliment, mais sans succès. Il nous invite à la déposer devant une statue de Shiva, ainsi qu'une petite offrande en dollars, évidemment… Il y a la même « attrape » devant d'autres statues, mais cette fois nous en restons un peu plus éloignés.

Le bâtiment est disposé autour d'une très jolie cour intérieure avec des bassins et des plantes. Nous nous asseyons un instant sur un banc pour profiter du lieu. Il y fait calme et l'atmosphère est reposante. De plus, il n'y a presque personne.

Après la visite, nous nous dirigeons à pied vers notre pension. Nous sommes dans le quartier des quais, le long de la rivière Tonlé Sap. N'ayant pas de plan détaillé de la ville, nous nous perdons dans les ruelles et nous laissons guider par notre instinct. Nous reconnaissons finalement à peu près les lieux et retrouvons notre chemin.

En arrivant près de notre pension, nous voyons des ouvriers travailler aux câbles électriques dans la rue. Installer une échelle au milieu du traffic en l'appuyant contre les câbles n'est peut-être pas la meilleure idée en ce qui concerne la sécurité. Mais plus rien ne nous étonne vraiment en Asie.

Même si vous n'en avez plus entendu parler depuis longtemps, ici il y a une « célébrité » française dont le nom est affiché partout. En effet, il est difficile de ne pas remarquer les publicités pour les cigarettes Alain Delon. Il y en a qui n'ont pas beaucoup de scrupules quand il s'agit de gagner un peu d'argent en plus… Ou peut-être est-ce simplement pour être sûr qu'il y ait un endroit où son nom évoque encore quelque chose.

Nous allons ensuite à un marché pour trouver des écussons pour nos sacs à dos. Dans chaque pays que nous traversons, nous achetons un petit écusson représentant en général le drapeau du pays et Maïte le coud sur nos sacs. N'en ayant pas encore trouvé depuis notre arrivée au Cambodge, nous nous sommes renseignés sur l'endroit où nous pourrions nous en procurer auprès du personnel du restaurant de la Dragon Guest House. Ils nous ont expliqué qu'on pouvait en trouver au « russian market », ou quelque chose dans le genre.

Le nom du marché où nous nous trouvons ressemble à ce qu'on nous a dit. Par contre, aucune trace d'écusson. Il y a bien plusieurs dizaines d'échoppes qui vendent des autocollants à coller sur son scooter, mais pas moyen de trouver ce que nous cherchons.

Le soir, au restaurant de la Dragon Guest House, nous demandons plus d'informations à propos de ce « russian market ». Ce n'est pas celui que nous avons visité. C'est un grand marché qui attire apparemment de nombreux touristes et qui se trouve au sud du centre. Il est appelé comme ça car les immigrés russes y faisaient leurs courses.

Le lendemain nous partons donc en direction de ce marché. Nous arrivons à un endroit qui y ressemble, demandons où l'on peut acheter des écussons à trois personnes qui nous indiquent chacune un endroit différent et trouvons finalement l'entrée du marché qui est en fait couvert.

À l'intérieur, il fait vraiment très chaud. Cela ressemble à un labyrinthe dont les murs sont faits d'échoppes vendant toutes sortes de marchandises d'artisanat, des tissus, des films piratés, mais aussi de l'outillage, de la nourriture et d'autres choses. Nous demandons plusieurs fois où acheter des écussons, parcourons les couloirs dans tous les sens en transpirant, sans succès.

Puis, par hasard, nous tombons enfin sur quelqu'un qui en vend. Il n'y a pas le classique petit drapeau rectangulaire, mais un écusson rond avec quelque chose écrit en cambodgien sur un fond qui représente le drapeau. Nous demandons au vendeur ce qu'il est écrit et il nous réponds « Cambodia » (Cambodge) et quelque chose que nous ne comprenons pas vraiment mais qui sonne comme « ami ». Nous en prenons deux et nous dirigeons vers une sortie.

Juste avant de se retrouver à l'extérieur, notre regard croise toute une série d'écussons, dont le petit drapeau que nous cherchions. Nous étions passés plusieurs fois près de cette échoppe, mais il fallait sortir du marché pour passer devant. Tant pis, les écussons ronds feront l'affaire.

Le soir, nous montrons les écussons que nous avons achetés au personnel de notre restaurant habituel et leur demandons ce que signifie les mots en cambodgien. Ils nous expliquent qu'il est écrit « Police » et que ce sont les écussons utilisés par la police. Oups ! Sans doute que le « ami » que prononçait le vendeur voulait dire « army ».

Plus tard dans la soirée, en quittant un café internet pour retourner à notre pension, nous nous retrouvons piégés par une très grosse drache. Nous n'avons évidemment ni veste ni parapluie. Nous nous abritons sous une tonnelle qui vient d'être installée dans une rue sans doute pour une fête qui aura lieu le lendemain. Nous attendons que ça passe pendant un quart d'heure. Finalement, nous profitons d'une légère accalmie de quelques minutes pour courir jusqu'à notre pension et échappons tout juste à la douche en arrivant. Quelle différence par rapport à la chaleur torride de la journée.

Nous quittons Phnom Penh et le Cambodge le lendemain. Nous ne serons pas restés longtemps dans ce pays et n'avons vu que deux villes, mais ce séjour aura été riche en émotions, tant négatives que positives.