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Hostal de Sammy

2007-10-06 – 2007-10-19
Un peu malgré nous, pendant près de deux semaines, l'Hostal de Sammy, à Santiago, devient notre « petit chez nous ». Rencontres, farniente, parties de ping-pong et de billard, surf sur internet,… en compagnie de Saucisse et Miaouw.

Notre avion de l'ile de Pâques atterrit à Santiago vers 20:00. Nous prenons le bus et retournons une fois de plus à l'Hostal de Sammy.

Pendant la nuit, nous nous faisons réveiller par un des deux autres occupants du dortoir qui ronfle très fort et pète bruyamment de temps en temps. Nous nous réveillons fatigués, le décalage horaire de l'ile de Pâques n'aidant pas.

Nous avons trouvé où nous devons apporter notre ordinateur en panne pour qu'il se fasse réparer. Puisque le disque dur sera sans doute changé, avant de l'apporter, nous devons sauvegarder toutes nos données. Plus facile à dire qu'à faire. Explications (pour ceux que ça intéresse, sinon passez directement au paragraphe d'après) :

L'ordinateur ne démarrant plus normalement, il faut démarrer avec le DVD d'installation, qui permet un accès limité à l'ordinateur (en mode « Terminal », on comprend maintenant d'où vient le nom :)). Impossible de graver un CD ou DVD dans ce mode. La seule solution : transférer les quelques 30 Gb de données par groupe de 2 GB sur une carte mémoire puis la graver avec notre graveur de DVD autonome. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus rapide…

Hugues y passe donc tout l'après-midi et une partie de la nuit. À 03:30, tout est enfin terminé. Il était temps, il tombe de sommeil.

Le lendemain, nous allons au service technique et leur remettons l'ordinateur. Ils nous apprennent que le diagnostic prendra de deux à cinq jours et la réparation aussi. Nous pensions que cela allait aller beaucoup plus vite que cela. Changer un disque dur, cela met une heure maximum. Enfin, nous n'avons pas vraiment le choix. Ce serait un peu bête de transporter un ordinateur inutilisable pendant le reste du voyage. Ils nous contacterons par e-mail quand il sera réparé.

Puisque nous avons du temps devant nous, nous rentrons à pied à l'auberge en passant par la Plaza de Armas.

La semelle des chaussures de Hugues aiment le comique de répétition. La réparation bolivienne n'aura tenu que trois semaines. Hugues expérimente une nouvelle méthode : le pistolet à colle. On verra ce que ça donne.

L'auberge a besoin de l'entièreté de notre dortoir pour un groupe qui arrivera le lendemain. Charles, le propriétaire, nous propose de déménager, et à titre de dédommagement, nous offre une chambre double pour trois nuits au même prix que le dortoir. Génial ! Plus de ronfleur-péteur à l'horizon et en plus, la chambre est super.

Le soir dans la cour, nous faisons la connaissance d'Aaron, un Néo-Zélandais et de Dave, un Australien. Tous les deux logent dans cette auberge depuis plusieurs mois. L'Hostal de Sammy permet de loger gratuitement en échange de quelques heures de travail par semaine : réception, nettoyage,… En plus de cela, Dave gagne un peu sa vie en donnant des cours d'anglais à des Chiliens. Il nous parle d'un restaurant végétarien Hare Krishna et propose que nous y allions ensemble le lendemain midi.

Le lendemain matin, nous nous faisons réveiller par Miaouw (qui porte bien son nom) qui miaule devant la porte de notre chambre. Pendant que Maïte prend une douche, il paresse dans le lit à côté de Hugues. Il est trop mignon !

Comme prévu, vers 13:00 nous retrouvons Dave et partons vers le restaurant végétarien qui se trouve près de l'auberge. Sur le chemin, une des chaussures de Hugues lâche de nouveau. Elle n'aura pas tenu longtemps. Nous achetons des plats à emporter et retournons les manger dans la cour de l'auberge.

Après que Hugues ait de nouveau recollé ses chaussures, nous passons l'après-midi à jouer au billard, au ping-pong, au kicker et à surfer sur internet. Le soir, après avoir profité du souper spaghetti gratuit, nous jouons à la console de jeux en buvant de la bière et en mangeant des cacahuètes, puis terminons la soirée en discutant avec les autres dans la cour. Peinards.

L'Hostal de Sammy existe depuis deux ans. Il a été créé par Charles, un États-Unien. Sammy est le nom de son meilleur ami : son chien, qui est mort en 2006 d'un cancer. Il y a maintenant une fresque dans la cour représentant Sammy. Un autre chien, tout calme, habite maintenant dans l'auberge et surveille les opérations au rez-de-chaussée quand il ne joue pas avec Miaouw : Saucisse (Sausage).

Nous passons les deux jours suivants à profiter de la bonne ambiance de l'auberge et à travailler un peu pour notre site web. Nous quittons malheureusement notre chambre double et retournons dans un dortoir.

Le service technique qui s'occupe de notre ordinateur nous contacte pour demander plus d'information à propos du problème que nous avons. Ça risque de prendre plus de temps que prévu… Le soir, Hugues participe à un tournoi de billard improvisé entre les résidents de l'auberge.

Le lendemain, nous goutons un autre vin chilien et regardons un film dans la salle TV de l'auberge (avec système de son « Home Cinema »). Le soir, nous faisons la connaissance d'Arthur, un biologiste russe qui a fait ses études à Paris et qui travaille à Panama. Il parle parfaitement français, anglais, russe (évidemment), espagnol,… impressionnant ! Il est très intéressant et nous parle de son travail en nous montrant des photos d'animaux très étranges qu'il a prises (son site web).

Le jour suivant, nous allons voir le musée d'art précolombien. Les objets ne sont pas particulièrement beaux mais ils sont très bien conservés et bien présentés. De retour à l'auberge, nous écrivons un récit pour notre site web.

Le lendemain, dimanche, nous allons à la Feria Santa Lucia (marché artisanal). En chemin, nous voyons que des routes sont barrées pour les voitures. Des gens (surtout des enfants) y font du vélo, du patin à roulettes. Il y a même un mur d'escalade installé au milieu du boulevard. Plus loin, il y a une scène sur laquelle deux femmes font danser le public. Il doit s'agir d'une sorte de dimanche sans voiture.

Au marché artisanal, nous trouvons enfin ce que nous cherchons depuis quelques jours : des petits écussons représentant le drapeau du Chili, à coudre sur nos grands sacs, comme nous faisons pour chaque pays.

Ensuite, nous allons visiter le palais des beaux arts. L'entrée est gratuite car nous sommes dimanche. C'est le premier bâtiment d'Amérique du Sud à avoir été construit pour abriter un musée. L'immense verrière au sommet de l'édifice a été construite par des Belges :) ! Elle surmonte le hall central où se tient en ce moment une exposition de meubles design créés par des étudiants.

Nous entrons dans les salles où sont exposées les œuvres du musée. Elles ne sont pas terribles du tout. Certaines peintures sont faites sur du papier mal coupé et qui ondule. On dirait des œuvres d'enfants pas très doués. Dans cette partie, contrairement au hall central, il est interdit de prendre des photos. Nous comprenons pourquoi : si des images des œuvres sortaient du musée, il n'y aurait plus aucun visiteur :).

En retournant vers l'auberge, nous repassons par la Plaza de Armas et constatons que les rues piétonnes des alentours sont animées. Il y a un marché, un théâtre de marionnettes, un mime (qui est en train de se faire verbaliser par la police :|),…

Le lendemain, nous sommes lundi. Nous espérons avoir des nouvelles de notre ordinateur, mais manque de chance, nous sommes un jour férié. Encore un jour de plus à attendre… Comme souper, nous préparons une super lasagne végétarienne que nous partageons avec Dave et Charles. Puis, après une partie de ping-pong et de billard, nous regardons un film dans la salle TV.

Le jour suivant, nous aidons à la préparation du souper gratuit et apprenons une façon surprenante de manger l'ail : cuire des gousses non pelées dans l'huile à la poêle pendant quelques minutes, puis éplucher avant de manger chaud. C'est très doux et bon. À essayer !

En pleine nuit, un occupant de notre dortoir rentre et allume la lumière, sans se soucier du sommeil des autres. Pas très sympa… Un inconvénient supplémentaire des dortoirs.

Le lendemain, en espérant que notre ordinateur sera bientôt réparé, nous décidons quelle sera notre prochaine destination. Nous optons pour Pucón, une ville plus au sud, dans le district des lacs. Le soir, dans la cour, alors que nous dégustons un pisco sour (la boisson que le Pérou et le Chili se disputent en temps que boisson nationale), nous discutons avec Charles, le propriétaire, puis Dave, Scott (un Australien de Newcastle qui travaille aussi à l'auberge) et d'autres viennent nous rejoindre.

Vers 01:00, nous commençons une partie de billard à quatre : Charles et Scott contre Dave et Hugues. Maïte est la supporter de l'équipe Dave-Hugues, évidemment :) ! Les parties s'enchainent. Vers 02:30, un vieux monsieur entre en chemisette dans la salle et nous engueule en flamand en disant que nous sommes dans une auberge et pas dans un bar ! Évidemment, personne à part nous n'a compris ce qu'il a dit, bien qu'ils se doutent qu'il n'est pas content. Maïte traduit pour l'assemblée et nous baissons la musique et essayons de faire moins de bruit.

Le lendemain, une bonne nouvelle nous attend dans nos e-mails : notre ordinateur est réparé ! Nous déjeunons en vitesse puis enfourchons les vélos de l'auberge et fonçons dans le trafic dense de Santiago vers le service technique.

En recevant notre ordinateur, nous remarquons tout de suite quelques points négatifs : les repose-poignets sont crasseux, il y a des traces de doigts sur les DVD d'installation que nous leur avions laissés et puis surtout, le bouton du trackpad (sorte de souris intégrée) reste à moitié enfoncé et fait un bruit métallique étrange. Tant pis, au moins nous avons notre ordinateur de retour avec un nouveau disque dur (de marque Toshiba, nous verrons si c'est mieux).

Notre ordinateur réparé, il est temps de poursuivre notre route. Nous achetons deux billets de bus pour le lendemain vers Pucón.

Le soir, nous passons notre dernière soirée à l'Hostal de Sammy. Nous nous joignons aux autres dans la cour et discutons avec eux un bon bout de temps. Avant d'aller dormir, Hugues joue une dernière partie de billard contre Jay, un États-Unien dont nous venons de faire la connaissance.

Le lendemain, nous travaillons un peu à notre site web et prenons notre première leçon d'espéranto sur internet. Pour ceux qui ne connaissent pas, l'espéranto est une langue construite destinée à être utilisée comme langue d'échange entre personnes ne parlant pas la même langue. Elle est très facile à apprendre, notamment parce que la grammaire est extrêmement logique et ne compte aucune exception.

Cela faisait longtemps que Hugues voulait apprendre cette langue, mais il n'avait jamais pris le temps. Ce qui nous a convaincus tous les deux de l'utilité de cet apprentissage, est une vidéo sur YouTube très intéressante appelée « Les langues, un défi ». Elle a été créée par un Suisse psychologue et ancien traducteur, qui explique de façon très claire, en dix émissions d'environ 9 minutes, les problèmes de communication causés par les différentes langues : milliards d'euros gaspillés, accidents d'avion, apprentissages inefficaces,… Nous vous conseillons vivement de les regarder, c'est très instructif.

Nous vous conseillons également vivement d'apprendre l'espéranto. Ça ne prend pas beaucoup de temps, c'est amusant, très facile et donc motivant car les progrès se font vite sentir. Jetez un œil à la première leçon.

C'est avec une petite boule dans le ventre que nous quittons cette super auberge où nous nous sentions presque comme chez nous. Nous disons au revoir à tout le monde (y compris Saucisse et Miaouw bien sûr !), et Dave et Scott nous accompagnent à la porte.

Nous prenons le métro pour aller à la gare routière et, comme lors de notre première arrivée à Santiago, nous devons laisser passer une rame avant de pouvoir nous incruster dans la foule. Nous montons dans le bus et démarrons à 22:00.

Vous l'aurez compris, l'Hostal de Sammy est clairement la plus chouette auberge où nous aurons logé depuis le début de notre tour du monde. C'est un peu malgré nous que nous y serons restés aussi longtemps, mais ce qui au départ aurait pu être un gros contretemps et un point négatif de ce voyage se sera finalement transformé en un séjour inoubliable.