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Lac Titicaca

2007-08-28 – 2007-08-29
Nous partons pendant deux jours en excursion à bord d'un bateau à la découverte du lac Titicaca. Nous découvrons les étonnantes iles flottantes, passons une nuit dans une famille sur l'ile d'Amantaní et nous retrouvons même habillés en habits traditionnels pour une soirée « disco » à la sauce Titicaca ;).

Vers 07:30, après avoir déjeuné, une camionnette vient nous chercher à notre auberge et après être allée chercher d'autres touristes à leurs hôtels, nous amène au bord du lac. Là, nous embarquons dans un bateau. Il y a une cabine fermée et de la place pour la vingtaine de personnes que compte notre groupe. Notre guide se présente et nous explique comment se déroulera l'excursion.

Après trente minutes, nous arrivons sur une des iles flottantes, appelée Uros Pachamama. Notre guide nous explique, à l'aide d'un modèle miniature, comment sont fabriquées ces iles. Elles sont constituées d'une multitude de couches de roseau totora, qui pousse dans le lac. L'ile doit être entretenue : des nouvelles couches de roseau doivent être ajoutées environ tous les deux mois car les couches inférieures pourrissent. Le sol est mou. Nous avons un peu l'impression de marcher sur un matelas.

Les maisons sont également fabriquées en roseau. Des femmes vendent des objets d'artisanat. Beaucoup de gens de ces iles flottantes vivent du tourisme.

Après une dizaine de minutes de temps libre sur l'ile, nous embarquons à bord d'une barque typique pour rejoindre une autre ile. Celle-ci est aussi construite en roseau. Sa fabrication dure trois mois et sa durée de vie n'est que d'un an.

Nous sommes une petite dizaine à bord. Au milieu du trajet entre les deux iles, qui ne dure que quelques minutes, le conducteur arrête la barque et demande à chacun de payer 10 soles (environ €2,50). Nous pensions que la traversée était incluse dans le tour. Apparemment, les autres personnes sont au courant qu'il s'agit d'une option. Si nous avions su, pour ce prix-là (au Pérou cela représente déjà une belle somme) nous ne l'aurions pas faite, surtout pas pour les cinq minutes qu'elle dure.

La barque nous dépose sur l'ile flottante Los Uros Kamisaraki, où nous avons encore quelques minutes de temps libre pour acheter des souvenirs fabriqués par les habitants. Nous rembarquons ensuite dans le bateau à moteur et nous mettons en route vers l'ile d'Amantaní. Le trajet dure trois heures.

L'ile d'Amantaní est, avec l'ile de Taquile, l'une des deux iles naturelles principales du lac Titicaca du côté péruvien. En effet, le lac, qui s'étend sur 8 562 km2, est à cheval sur la frontière bolivienne et donc sur le territoire des deux pays. Situé à 3 812 m d'altitude, c'est le lac navigable (commercialement) le plus haut du monde.

Arrivés sur place, nous sommes « distribués » à des familles d'accueil. Cela fait partie du tour. C'est dans ces familles, rémunérées par l'agence de voyage, que nous logerons et seront nourris jusqu'au lendemain. Nous suivons donc Matilde (prononcez « Matildé ») jusqu'à sa maison.

Il n'y a aucun véhicule motorisé et aucune route sur l'ile. Tout le monde se déplace à pied et il fait calme.

Les habitants de l'ile parlent le quechua, la langue des Incas. Pas facile de communiquer dans ce cas-là. Heureusement, Matilde et son mari Nemesio parlent également espagnol. Pendant que Matilde prépare le diner, ils nous invitent à descansar (nous reposer) dans notre chambre.

Titicaca, nom qui nous a tous fait sourire quand nous étions enfants, se prononce en fait plutôt « Titihaha » et signifie « roc du puma » en aymara, la langue du peuple originaire de la région du lac.

La maison de Matilde est divisée en plusieurs parties. Notre chambre ne correspond avec aucune autre pièce et donne sur une terrasse avec vue sur le lac. Le plafond et les portes sont très bas. La cuisine-salle à manger est une petite construction aux murs en terre séchée.

Le diner que Matilde nous a préparé est délicieux. De plus, l'agence de voyage nous avait prévenu que toutes les familles prépareraient des repas végétariens, ce qui nous convient évidemment parfaitement.

À la fin du repas, Nemesio nous montre les œuvres de sa femme : des bonnets, des gants et une pochette, tous confectionnés en laine de lama ou d'alpaga, blanche et brune. Nous voulons acheter quelque chose pour leur faire plaisir, mais nous avons du mal à nous décider : les pièces sont toutes plus moches et mal faites les unes que les autres :|. Finalement, nous nous résignons et optons pour la pochette, qui contrairement aux bonnets et aux gants apparemment tricotés avec deux mains gauches, est au moins utilisable.

Après le diner, après nous avoir invités à descansar de nouveau dans notre chambre, Matilde nous conduit à la place du village où nous avons tous rendez-vous avec notre guide pour visiter l'ile. Nous y arrivons bien trop tôt, et en attendant, discutons avec quelques personnes de notre groupe. Apparemment, tout le monde a acheté un petit quelque chose à sa famille d'accueil, mais d'après ce que nous pouvons voir, le talent de tricoteuse de leurs « mères d'accueil » est bien meilleur que celui de Matilde. Par contre, nous avons apparemment eu plus de chance en ce qui concerne la cuisine.

Le groupe au complet, notre guide nous raconte d'abord l'histoire de l'ile, puis nous partons nous balader jusqu'au temple qui se trouve sur Pachatata (terre-père), un des deux sommets de l'ile.

Durant la montée, très essoufflante à cause de l'altitude, nous sommes suivis par un groupe d'enfants apprentis musiciens qui, à les entendre, n'ont apparemment pas encore reçu leur diplôme :). En tout cas, eux n'ont pas le souffle court et parviennent à nous (pour)suivre tout en jouant très fort de leur flutes de pans et autres tambours. Au premier arrêt de notre groupe pour recevoir des explications de notre guide, les enfants viennent faire la quête mais ne récoltent malheureusement pas grand-chose.

Arrivés près du sommet, après de nouvelles explications du guide, cette fois-ci à propos des rituels incas, nous allons admirer le soleil se coucher sur le lac. Le lac est tellement grand que nous avons presque l'impression qu'il s'agit de la mer. Le soleil parti, le froid se fait vite sentir et nous pousse à redescendre.

De retour sur la place du village, c'est Inès, une des filles de Matilde, qui nous conduit dans le noir jusqu'à la maison et nous invite à descansar dans la chambre jusqu'à ce que le souper soit prêt. Comme il n'y a pas d'électricité dans la maison, nous recevons une bougie pour nous éclairer.

Après le délicieux souper, nous devons de nouveau descansar dans notre chambre. Décidément, avons-nous l'air si fatigués que ça :) ? Vers 20:00, Inès vient nous chercher pour nous conduire à la fête organisée pour notre groupe. Elle nous apporte les vêtements traditionnels que nous devons porter : pour Maïte, un costume constitué d'une jupe rouge, d'une chemise blanche, d'une large ceinture colorée et d'un foulard noir à porter sur la tête ; pour Hugues, un poncho gris et un bonnet « péruvien » coloré.

Pendant plus d'une heure et demie, nous dansons au son des rythmes endiablés de l'orchestre. Tantôt ce sont les femmes (ou petites filles) péruviennes qui invitent les hommes de notre groupe, tantôt nous dansons en groupe et formant une grande ronde. En tout cas, nous nous amusons bien.

Le lendemain, après avoir déjeuné, nous remercions et disons au revoir à notre famille d'accueil. Matilde nous conduit ensuite jusqu'à notre bateau qui nous attend.

Le trajet jusqu'à l'ile de Taquile n'est pas très long. Arrivés sur place, nous marchons jusqu'à la place où nous avons rendez-vous avec notre guide une heure plus tard. Nous longeons la rive et avons encore une fois l'impression d'être au bord de la mer. La balade est agréable. Le décor, l'odeur de romarin et le bruit des criquets nous rappelle la Provence.

Sur la place, le guide nous explique les traditions de l'ile de Taquile. Nous avons ensuite un peu de temps libre puis allons diner tous ensemble dans un restaurant. Après cela, nous continuons la balade qui nous amène de l'autre côté de l'ile où nous attend notre bateau.

Nous nous mettons en route pour retourner à Puno. Le trajet durera trois heures et demie. Pendant ce temps-là, Hugues chipote sur notre ordinateur portable. Luzmila, une habitante de Taquile, qui est assise à côté de lui, semble fascinée par cet appareil qu'elle n'a sans doute jamais vu de sa vie. Nous lui montrons des photos de notre voyage. Un peu après, Samuel, son compagnon, nous rejoint pour regarder également l'ordinateur. Nous montrons des photos de différentes villes du Pérou. Ils sont fascinés par certaines photos de champs (ils sont sans doute agriculteurs) ou d'animaux. En voyant une photo montrant une vue d'ensemble de Cuzco, Samuel nous fait remarquer que tous les toits sont en tuiles, alors qu'à Puno, ils sont en tôle ondulée. Nous n'avions pas remarqué cette différence.

À environ un kilomètre de Puno, notre bateau tombe en panne. Nous nous faisons remorquer par le premier bateau qui passe et arrivons finalement à destination.

Nous retournons à l'auberge Inca's Rest. Bien que nous avions réservé une chambre avec un lit double avant de partir en excursion, la seule chambre disponible a deux lits séparés, est petite et se trouve sur le toit. La porte donne sur l'extérieur et la chasse des toilettes les plus proches ne fonctionne pas. Super. Pour augmenter la valeur de la chambre (car elles sont toutes au même prix), il y a un téléviseur, mais qui reçoit très mal les quelques chaines disponibles. Nous qui avions bien aimé cette auberge durant notre premier séjour, là nous avons vraiment l'impression qu'on se moque de nous. Enfin, de toute façon nous partons le lendemain.

Cette excursion était bien organisée et nous a beaucoup plu. Nous avons vu le fameux lac Titicaca et n'avons pas été déçus.