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Cruz del Cóndor

2007-08-16
Dernier jour de trek. Nous rencontrons l'un des habitants du canyon de Colca, un des plus grands oiseaux au monde : le condor des Andes.

Plus de marche au programme, mais quelques heures à rester debout dans un bus bondé en attendant de se faire arrêter par la police. Enfin, rien ne se passe vraiment comme prévu.

Nous n'avons pas emporté de réveil. C'est donc Suzanne, la seule à en avoir un, qui, comme la veille, vient frapper à notre porte pour nous réveiller. Il est 05:20. Difficile de sortir du lit à cette heure-ci, surtout quand il fait froid.

En déjeunant, le guide qui regarde la TV nous apprend qu'un terrible tremblement de terre de 7,9 sur l'échelle de Richter a touché la veille au soir la région d'Ica, sur la côte, à environ 200 km au sud de Lima. Le bilan provisoire fait déjà état de 300 morts. Nous avons du mal à réaliser. Nous espérons que le bilan ne s'alourdira pas trop. Dire que nous étions à Huacachina, à quelques kilomètres d'Ica, il y a moins d'un mois…

Shary n'a pas déjeuné avec nous. Elle a été malade toute la nuit. Quand elle nous rejoint, elle nous apprend qu'on lui a volé deux cartes de crédit, sa carte médicale et une carte de vaccination. Elle n'a vraiment pas de chance. Elle aurait laissé sa pochette les contenant dans sa chambre la veille, le temps d'aller souper. Les propriétaires de l'hôtel disent évidemment ne rien savoir.

À 06:15, nous rejoignons la foule amassée sur la place du village de Cabanaconde pour prendre le bus vers Cruz del Cóndor. Difficile de croire que tout le monde entrera dans le bus. Un groupe de touristes, qui fait apparemment le même genre de trek que nous, a des billets avec des places numérotées. Nous n'avons rien.

Tout le monde entre finalement dans le bus. Il n'y a évidemment plus de places assises pour nous. Notre guide prend un air faussement désolé en nous disant : « Oups, désolé, il n'y a plus de sièges libres. ». Nous restons donc debout dans la rangée centrale pendant plus d'une heure avant d'arriver à destination.

Cruz del Cóndor est un point de vue idéal pour admirer les condors des Andes qui nichent dans les environs. C'est un des plus grands oiseaux du monde. À l'âge adulte, il a une masse d'environ 11 kg (mâle) à 13 kg (femelle). Son envergure peut atteindre 3,5 m et il peut vivre jusqu'à 90 ans.

Bien que le point de vue soit réputé, il n'y a aucune garantie d'apercevoir un de ces rapaces. Nous patientons, nos appareils photos et caméras à l'affut.

De temps en temps, nous en apercevons un ou deux au loin, bien trop petits pour être photographiés. Plus tard, à deux reprises, l'un d'eux passe à quelques mètres devant nous. Il faut être rapide pour capturer l'image. Ces oiseaux sont impressionnants. Ils se laissent glisser sur l'air de façon majestueuse.

Après être restés sur place durant environ une heure, nous reprenons le bus pour Chivay. Même scénario que le matin : pas de place assise pour tout le monde, en tout cas pas pour nous. Un peu après avoir démarré, une place se libère et nous pouvons nous asseoir sur les genoux l'un de l'autre.

Le bus fait plusieurs arrêts et des passagers montent, alors que le bus est déjà plein. Nous cédons notre place à une dame âgée avec un enfant. Nous sommes vraiment entassés dans la rangée centrale et pourtant le bus continue à prendre des passagers. Il y en a même qui montent dans la soute à bagages !

Après deux heures vingt de trajet, le bus se fait arrêter par un barrage de police. Ils vérifient les soutes et prennent des photos. Ils dressent un PV au conducteur et font descendre tous les passagers. Tout le monde n'est pas encore descendu, que l'on peut déjà remonter. Les gens se ruent à l'intérieur comme des bêtes. On dirait presque un gag. Nous et notre groupe restons dehors et regardons le bus repartir. Nous ne sommes qu'à dix minutes à pied de notre destination.

Nous marchons jusqu'à la gare routière de Chivay où nous avions fait une pause le premier jour. Nous y arrivons vers 11:30. En allant aux toilettes, Hugues ne se laisse pas faire cette fois-ci par « monsieur pipi » et exige le prix « urinario » : 0,30 sol (environ €0,07). Victoire :) !

Chivay est connu pour ses sources chaudes. Il est prévu que nous allions nous y baigner. Malheureusement, il y a un petit problème : la réservation des billets de bus pour retourner à Arequipa que notre guide aurait faite n'a apparemment pas été prise en compte, et il n'y a plus de place à l'heure prévue. Nous avons deux solutions : soit prendre le bus à 16:00 et arriver alors à Arequipa vers 19:30, soit ne pas aller aux sources chaudes et prendre le bus à 12:30.

Nous n'avons pas envie d'attendre le bus de 16:00 et les sources chaudes ne nous intéressent pas plus que ça. Nous décidons donc de prendre le bus de 12:30. Nous avons juste le temps de manger un bout avant d'embarquer. Cette fois-ci, nous avons des places assises. Ouf !

Trois heures plus tard, nous arrivons à proximité d'Arequipa. Par la fenêtre, nous voyons le volcan « El Misti » qui domine la ville du haut de ses 5822 m.

Arrivés à la gare routière, nous proposons au groupe de se retrouver le soir pour aller souper ensemble. Les Allemands n'ont pas l'air fort intéressés, ils ont apparemment beaucoup de choses à faire. Shary, qui ne se sent pas encore au meilleur de sa forme, n'est pas sure de venir non plus. Seule Suzanne nous confirme qu'elle sera là.

À la gare routière, nous achetons deux billets de bus vers Cuzco pour le lendemain soir. Ensuite, un taxi nous dépose à la Plaza de Armas.

À 19:00, nous retrouvons Suzanne et allons souper ensemble. Sur notre ordinateur portable, nous nous montrons des photos de nos voyages respectifs.

Bien que le guide était loin d'être à la hauteur de nos espérances et que l'organisation s'en est ressentie, nous avons fait un chouette trek dans un endroit magnifique avec des gens sympa et ça nous a plu.


Le curé et le chauffeur de bus ...

Un curé et un chauffeur de bus arrivent au ciel.
Dieu commence par le chauffeur de bus et lui dit :
- Tu vois le penthouse, tennis, piscine et jacuzzi, eh bien c'est là que tu finira tes jours !
Dieu regarde maintenant le curé et lui dit :
- Tu vois le camping car dans ce coin de terrain, eh bien c'est là que tu finiras tes jours !
Le curé pas content du tout proteste mais Dieu lui rétorque :
- Vois-tu, pendant que tu disais la messe, les gens dormaient tandis que lui, pendant qu'il conduisait le bus, tout le monde priait.
signé : -^(´!`)^-