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Montée, descente, puis rude remontée

2007-08-15
Deuxième jour de trek dans le canyon de Colca. Nous nous détendons à l'oasis de Sangalle avant d'entamer la pièce de résistance de ce trek : la montée vers Cabanaconde.

Le déjeuner est servi à 06:30 et nous quittons le petit village de San Juan de Chuccho (2300 m) une heure plus tard. Nous commençons par monter vers le village de Cosñirhua (2660 m), où nous arrivons après une heure et où nous faisons une petite pause. Dans ce village il y a un tout petit hopital (qui se limite à une petite maison), le seul des environs.

En longeant le canyon, nous arrivons ensuite au village voisin de Malata. Puis nous commençons à redescendre vers l'oasis de Sangalle (2180 m). Celle-ci se trouve tout au fond du canyon. Sur l'autre versant, nous voyons le chemin qui monte très fort vers Cabanaconde (3287 m), et que nous allons devoir prendre l'après-midi.

Nous arrivons à l'oasis un peu après 10:00. Nous y resterons jusqu'à 14:00. Il fait plein soleil. Il y a une piscine. L'endroit est idéal pour se reposer avant d'attaquer la montée de l'après-midi. Cette montée est la partie rude du trek : 1107 m de dénivelé en plein soleil.

Nous profitons du lieu. Nous faisons un petit saut dans la piscine et nous reposons dans les transats. À midi, nous mangeons des pâtes, de quoi prendre des forces pour la montée.

À 14:00, nous nous mettons en route. Shary, qui n'est pas au meilleur de sa forme, reste là. Elle fera la montée sur un âne et se mettra en route une heure plus tard.

Eva et Michael, les Allemands, ont la forme et partent comme des flèches. Nous ne les reverrons plus avant d'avoir atteint le sommet. Nous montons à notre rythme et nous arrêtant de temps en temps quand il y a de l'ombre pour boire, reprendre notre souffle et admirer le paysage.

Il fait vraiment très chaud et ça monte fort. Au fond du canyon, nous voyons l'oasis qui nous parait maintenant toute petite. Deux heures et demie après le début de la montée, Shary nous dépasse sur son âne qui avance bien plus vite que nous.

Vers 17:00, le soleil commence à se coucher. Le paysage se teint d'une jolie couleur orangée. Sur le chemin, nous croisons une dame et son fils qui vendent de l'eau, des fruits et des friandises. Nous nous laissons tenter par des bananes, des mandarines et des barres de « granola » (muesli séché). C'est exactement ce qu'il nous fallait, nous sommes au bout de nos forces.

Nous arrivons en haut à 17:30 et retrouvons le groupe. Eva et Michael nous attendent déjà depuis un bon bout de temps. Il reste encore environ un quart d'heure de marche avant d'arriver au village de Cabanaconde, où nous passerons la nuit.

Nous retrouvons Shary sur la place du village alors qu'il fait presque noir. Elle attend depuis une heure. Il y a plusieurs petits orchestres et des gens qui dansent sur la place. Le guide nous explique que c'est la fête de la fertilité.

Avant d'aller souper, nous allons à l'hôtel, le temps de déposer nos affaires et de prendre une bonne douche bien chaude. Dans la cour d'une maison en face de la fenêtre de notre chambre, un autre orchestre célèbre la fête à tue-tête.

Le restaurant où nous soupons est plutôt glauque. Il y fait froid et la salle est éclairée par une seule petite lampe économique. En temps que derniers arrivés en haut de la montée, nous offrons une tournée à notre groupe. Le repas terminé, nous allons vite nous coucher, nous devons nous lever tôt le lendemain.

Bien que nous soyons crevés, nous ne trouvons pas tout de suite le sommeil : l'orchestre en bas de notre fenêtre joue toujours (et pas toujours très juste). Le bruit des bombardons, trombones, trompettes et tambours semble encore plus fort qu'avant le souper. Heureusement, la fatigue a raison de nous, et nous sombrons dans un sommeil profond.