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Lima, jamais deux sans trois

2007-07-24
Nous quittons Huancayo et retournons une fois de plus à Lima. Nous avons droit à une petite surprise durant le trajet. Première mission une fois arrivés à Lima : trouver un billet de bus pour la quitter au plus vite.

Nous nous levons à 06:30, terminons nos sacs et quittons l'hôtel Las Lomas. Nous arrivons à la gare routière de la compagnie Cruz del Sur à 07:30, une demi-heure avant le départ prévu. Nous déposons d'abord nos bagages. Contrairement à tous les pays que nous avons visités jusqu'à présent durant notre tour du monde, ici nos sacs sont étiquetés et ne nous serons restitués que sur présentation du billet correspondant. C'était déjà le cas durant les trajets de bus vers et depuis Ica avec la compagnie Soyuz. C'est plutôt rassurant, cela évite que quelqu'un s'en aille avec nos bagages.

Avant de monter dans le bus, nous passons pas un détecteur de métaux. Nous ne savions pas que nous serions contrôlés. Hugues a deux canifs dans son sac. Le détecteur de métaux sonne mais nous pouvons tout de même passer sans problème. Nous ne comprenons pas vraiment à quoi cela sert. Ensuite, nous passons devant un homme tenant une caméra, qui filme le visage de tous les passagers. Ce sont sûrement des consignes de sécurité. À l'achat de nos billets, nous avons aussi dû donner notre nom et notre numéro de passeport, qui ont été enregistrés dans l'ordinateur de la compagnie. Peut-être est-ce pour dresser plus facilement la liste des victimes en cas d'accident ?

Nous démarrons comme prévu à 08:00. Après un film, l'hôtesse du bus distribue à chaque passager une grille de chiffres sur une petite carte. Il nous faut quelques instants pour comprendre que nous allons tous jouer au bingo. Super :) ! L'hôtesse énumère les nombres les uns après les autres. C'est un vieux monsieur qui crie « Bingo ! » après une dizaine de minutes de ce jeu « passionnant », mais nous ne savons pas ce qu'il gagne. Après la partie, un nouveau film est diffusé, pendant lequel nous recevons à manger.

Nous arrivons à Lima un peu après 14:00. Comme c'est déjà la troisième fois que nous venons dans cette ville, nous reconnaissons les lieux. Nous nous rendons à pied à notre hôtel, qui ne se trouve pas loin de la gare routière de Cruz del Sur. Après avoir déposé nos sacs, nous partons nous renseigner sur les bus pour Huaraz.

Nous allons d'abord à la compagnie Civa, puis Flores, mais aucune d'entre elles ne dessert cette ville. Nous retournons donc à la gare routière de Cruz del Sur, où nous sommes arrivés quelques heures plus tôt. Cette compagnie est la plus luxueuse et donc la plus chère du pays, c'est pourquoi nous avons d'abord essayé de trouver une alternative.

Cruz del Sur dessert Huaraz, mais il n'y a aucune place de disponible pour un voyage de jour avant quatre jours. C'est sans doute à cause de la fête nationale, qui a lieu le 28 juillet. Il reste par contre quelques places pour un voyage de nuit pour le lendemain. À cause de la réputation des trajets en bus péruviens, voyager de nuit ne nous enchante pas du tout. En même temps, nous n'avons pas envie de rester coincés pendant quatre jours à Lima. Nous achetons donc deux places pour le lendemain. C'est un bus de la classe la plus luxueuse. Il y a deux chauffeurs qui s'alternent toutes les quatre heures. Le bus dispose d'un radar laser permettant de détecter d'éventuels obstacles sur la route jusqu'à 150 m, d'un système de suivi par satellite et même d'un accès à internet Wi-Fi (sans fil) pour les passagers disposant d'un ordinateur portable ! Les places coutent 80 soles (environ €20) par personne.

Ceci fait, nous allons diner-souper au restaurant végétarien Villa Natura. Le personnel nous reconnait et nous salue. Nous commençons à être des habitués. Nous rentrons ensuite à l'hôtel, qui se trouve à plus d'une demi-heure de marche. Ce trajet est très fatigant en raison du grand nombre de piétons sur les trottoirs entre lesquels ils faut constamment slalomer et du stress causé par les traversées dangereuses des avenues pleines de voitures arrivant dans tous les sens pour qui les piétons sont invisibles.

Dans quatre jours, c'est la fête nationale péruvienne. Elle célèbre l'indépendance par rapport à l'Espagne. Pendant que nous utilisons la connexion à internet de l'hôtel, Nelly, la propriétaire, vient nous offrir à chacun pour l'occasion, une petite friandise en forme de drapeau péruvien. Ensuite nous profitons du téléviseur de la chambre pour regarder un film avant de nous endormir.