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Jauja et environs

2007-07-22
Nous nous éloignons à nouveau de Huancayo, à la recherche de ruines introuvables et nous faisons prendre en stop par un pick-up rempli de militaires.

Comme la veille, nous suivons les conseils de Winston pour explorer les environs de Huancayo. Il nous propose cette fois-ci d'aller à Jauja, une petite ville située à 40 km au nord. Nous sommes dimanche, jour de la « feria » (littéralement « foire » mais il s'agit plutôt d'un marché) dans cette ville. Le dimanche est également le jour du marché à Huancayo, pour lequel la ville est réputée. À part cela, il n'y a pas grand-chose d'intéressant à y voir.

Winston nous conseille de ne pas revenir trop tard, pour pouvoir faire un tour au marché du dimanche, qui se termine vers 17:00. Il est déjà 11:00 passées, nous ne devons pas trainer. Winston nous accompagne jusqu'à l'arrêt de bus, qui est un peu difficile à trouver. C'est incroyable comme lui et sa femme sont gentils et serviables.

Il s'agit cette fois-ci d'un grand bus. Après une heure et demie de trajet, nous arrivons à Jauja. Nous faisons un tour dans le marché et nous arrêtons un moment pour regarder un orchestre qui y joue. Un groupe d'hommes nous propose de la bière. Nous refusons poliment, avec la chaleur et les effets de l'altitude qui n'ont toujours pas disparu, ça ne doit pas être conseillé. Plusieurs personnes, dans leurs habits du dimanche, dansent au son de l'orchestre.

À part le marché, nous ne voyons pas grand-chose d'intéressant. Nous décidons donc de partir explorer les environs. Nous prenons un taxi partagé jusqu'au lac Paca. Le chauffeur se prend pour un pilote de rally. Ce mode de transport, où nous sommes fort serrés dans une voiture, est propice aux discussions.

Arrivés près du lac, nous voyons un panneau indiquant un site touristique. Nous ne savons pas exactement de quoi il s'agit mais savons qu'il y a des ruines dans le coin. Nous partons donc le long du lac, dans la direction indiquée.

Comme la veille, il fait très beau. L'eau du lac est particulièrement calme et reflète le paysage de façon spectaculaire. On dirait un miroir. Ne trouvant pas le site touristique, nous demandons le chemin des ruines au chauffeur d'une voiture qui passe. Il nous indique un sentier à prendre en nous disant de marcher en direction d'une antenne qui se trouve en haut d'une colline.

Le chemin monte fort. Nous sommes essoufflés et avons très chaud. Nous marchons assez vite car nous aimerions être de retour à Huancayo vers 16:00 pour voir le marché. Nous avons du mal à estimer la distance qui nous sépare de l'antenne, mais à première vue elle n'a pas l'air trop éloignée.

Au fur et à mesure que nous montons, nous avons une vue de plus en plus belle sur le lac et ses alentours. Le chemin devient de moins en moins clair et nous décidons d'avancer tout droit en direction de l'antenne. À un moment nous traversons un champ de blé.

Ce n'est qu'après plus d'une heure de marche fatigante que nous arrivons au pied de l'antenne. Aucune ruine en vue. Il y a bien une sorte de petite obélisque en pierre, mais ça n'a pas l'air très vieux, le sac de ciment est encore à côté.

Nous décidons de redescendre par l'autre versant. Il n'y a pas de chemin et la pente est forte. Un quart d'heure après avoir entamé la descente nous nous retrouvons par hasard face à des ruines. Au loin nous voyons la ville de Jauja.

Il doit s'agir des ruines que nous cherchions, mais nous n'avons pas dû prendre le bon chemin. En fait, il n'y a même pas de chemin qui y mène. Nous nous demandons comment on est censé y arriver. Les ruines ne sont pas spectaculaires, ce sont des sortes de cylindres alignés qui devaient être des petites tours. Par contre, la balade que nous avons faite pour y arriver en valait la peine.

Nous continuons à descendre en prenant garde de ne pas glisser dans cette pente de plus en plus raide. Nous arrivons finalement en bas dans un champ une demi-heure plus tard. Nous retombons sur la route entre Jauja et le lac Paca.

Nous faisons signe à un taxi partagé mais celui-ci est déjà plein. Quelques minutes plus tard, un pick-up s'arrête. Il est rempli de militaires. Nous hésitons un moment, nous demandant ce qu'ils veulent. Ils nous proposent de nous conduire jusqu'à Jauja. Nous acceptons. Il n'y a plus qu'une place libre. Nous voulons grimper dans la remorque mais les hommes n'acceptent pas qu'une señorita n'ait pas de place assise. Maïte s'assied donc à côté des militaires et Hugues monte seul dans la remorque à l'arrière.

Maïte discute avec les militaires. L'un d'eux a l'air de bien connaitre la Belgique. Il connait même le nom de quelques-uns de nos rois et la date de l'indépendance à quelques années près. Ils lui posent un tas de questions à propos de notre voyage, de ce que nous faisons dans la vie, d'où nous connaissons le Pérou,… et évidemment la classique « Êtes-vous mariés ? ». Ils sont drôles et sympa. Ils lui proposent même de s'arrêter pour qu'elle puisse prendre une photo d'une église sur le chemin.

Nous arrivons à Jauja après une dizaine de minutes et montons dans le bus pour Huancayo qui démarre quelques instants plus tard. Pour le moment, nous n'avons jamais dû attendre un seul transport en commun et ils sont toujours presque pleins. La STIB (la société des transports en commun de Bruxelles) devrait s'en inspirer.

Nous arrivons à Huancayo vers 17:15, après une heure et quart de trajet. Il est trop tard pour voir le marché qui se termine à 17:00 mais nous allons tout de même voir s'il reste quelque chose. Après avoir demandé plusieurs fois notre chemin, nous le trouvons. Les échoppes sont toujours là et les commerçants n'ont pas l'air d'être en train de les ranger. Tant mieux. Par contre, ce marché n'a rien de bien spécial. Nous y faisons un petit tour avant de retourner à l'hôtel.

Les endroits que Winston nous a conseillés jusqu'à présent nous ont beaucoup plu. Nous avons traversé de chouettes petits villages, avons rencontré des gens qui étaient toujours sympa, avons eu un petit aperçu de la vie de quelques Péruviens des environs, et nous sommes à chaque fois retrouvés quasiment seuls et dans le calme, entourés de très beaux paysages.