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Détente à Vientiane

2007-03-14 – 2007-03-18
Après les péripéties des derniers jours, nous nous la coulons douce pendant quelque temps en découvrant la capitale du Laos.

Nous nous levons avec peine vers 11:00 et remballons nos bagages. Première mission de la journée : quitter notre chambre trop chère de l'Orchid Guest House et en trouver une meilleur marché. Nous rendons la clé à la réception. Tout est déjà en ordre, au Laos on paye la nuit à l'avance.

La mission est vite accomplie. Quelques centaines de mètres plus loin, nous entrons dans la TT Guest House et visitons la chambre. Elle a meilleure allure que celle que nous venons de quitter. À part l'air conditionné qui est remplacé par un ventilateur, elle a les mêmes caractéristiques, mais pour $7. Affaire réglée.

La ville est située en bordure du Mékong, qui forme aussi la frontière avec la Thaïlande. De la route qui longe la rive, nous ne pouvons pas apercevoir l'autre rive car une longue ile nous cache la vue. Ça nous semble étrange de nous trouver si près de la Thaïlande alors que nous venons d'arriver au Laos. Étrange aussi est la situation de la capitale dans le pays, vraiment contre le pays voisin.

Alors que Vientiane est la plus grande ville du pays, nous avons plus l'impression d'être dans un village. Il fait calme, les gens sont souriants et les marchands n'harcèlent pas les passants. De temps en temps, en marchant, nous pouvons entendre un « Tuk-tuk? », invitation des conducteurs de tuk-tuk à nous conduire quelque part.

Nous allons manger dans un petit restaurant sur la rive du fleuve. Il règne une sérénité dans cette ville, que nous n'avions plus rencontrée depuis un bon bout de temps. En fait, en arrivant ici après le Viêt Nam, nous avons la même sensation que lorsque nous sommes arrivés à Pokhara au Népal après avoir quitté l'Inde. Comme au Népal d'ailleurs, on ne se salue pas par un simple « Hello », mais bien par l'expression qui se prononce « sabaaïdii » en joignant les mains comme pour faire une prière. Merci se dit « koob tjaï ».

Nous avons décidé de passer quelques jours dans cette ville. C'est un bon endroit pour se détendre et récupérer après les mauvaises nuits que nous avons eues. Nous ajoutons des articles et des photos à notre site web, faisons quelques grasses mat' (bien que la chaleur intense qui envahit la chambre dès le matin nous chasse rapidement de notre lit), goutons la fameuse Beerlao (qui se vend en bouteilles de 640 ml),… Détail amusant : sur les bouteilles de « Tigerhead », l'eau minérale produite par LBC, la Lao Brewery Company, qui produit la Beerlao, il y a une représentation de… l'Atomium ! Cette eau a gagné la grande médaille d'or à la 42e sélection mondiale des eaux et boissons non-alcoolisées qui s'est tenue à Bruxelles en 2003 et l'affiche fièrement sur ses bouteilles.

Nous recevons un e-mail d'Élise et Nicolas, les deux Canadiens qui nous ont fait découvrir Hoa's Place. Ils nous donnaient rendez-vous à Hanoï, mais nous étions déjà partis. Le lendemain, nous en recevons un autre qui nous apprend qu'ils sont comme nous à Vientiane. Nous les invitons à souper avec nous le lendemain (le 15) au Nazim Restaurant, un restaurant indien sur la rive du Mékong. Le jour du rendez-vous, nous apprenons par un e-mail de Jules et Erin, les Australiens en lune de miel avec qui nous sommes allés à Hué, qu'eux aussi sont à Vientiane. Nous les invitons à venir nous rejoindre également au restaurant.

Le soir, n'ayant reçu de réponse ni des Canadiens, ni des Australiens, nous allons au restaurant indien sans savoir si quelqu'un nous rejoindra. Après une demi-heure d'attente, nous finissons par commander. Un peu plus tard, Maïte remarque Élise et Nicolas marchant sur le trottoir d'en face. Hugues part à leur rencontre et les invite à nous rejoindre. Ils n'étaient pas allés voir leurs e-mails, c'est par hasard qu'ils passaient par là. Ils commandent à leur tour et nous soupons ensemble. Ils quittent Vientiane le lendemain. Quelques jours plus tard, nous apprenons que les Australiens ont quitté la ville le jour du souper et n'auraient donc pas pu être là. Dommage.

Nous songeons tout doucement à continuer notre voyage et quitter Vientiane. Nous comptons d'abord aller vers le nord, à Luang Prabang, la ville que nous avions prévu de rejoindre après avoir passé la frontière à Dien Bien Phu. De là, nous irons d'abord à Vang Vieng (entre Luang Prabang et Vientiane), pui reviendrons à Vientiane pour un jour avant de continuer vers le sud pour ensuite entrer au Cambodge.

Le lendemain nous louons des vélos en début d'après-midi pour nous renseigner sur le prix des bus à la gare routière et pour aller visiter le Pha That Luang, le grand stupa de Vientiane. Il fait très chaud et c'est tout en sueur que nous arrivons à la gare routière. Nous sommes surpris par les prix élevés des bus locaux. Au Viêt Nam les trajets en bus touristiques étaient presque donnés. N'étant pas surs que les prix proposés soient bien les prix officiels, nous rentrons sans rien réserver. Il fait vraiment chaud et l'idée de faire 4 km en plein soleil pour aller jusqu'au stupa ne nous enchante pas vraiment. Nous postposons la visite au lendemain.

Comme nous avons loué les vélos pour une journée entière, nous pouvons les garder pendant 24 heures. Nous nous levons tôt le lendemain pour profiter de la fraicheur de la matinée pour aller visiter le Pha That Luang. À peine avons-nous fait quelques centaines de mètres que nous croisons Tom, un des deux Anglais avec qui nous avons visité la baie d'Along et tenté de passer la frontière à Dien Bien Phu. Ils sont allés à Luang Prabang en avion. Spencer est parti pour Vang Vieng et Tom a préféré aller le plus vite possible vers Thaïlande pour se détendre sur les plages.

Tom nous explique que Luang Prabang est pas mal, mais qu'à cause de l'épais brouillard, la ville perd de son charme. En effet, à cette période de l'année, l'air est envahi par les fumées provoquées par l'agriculture sur brulis pratiquée par les agriculteurs de la région. La visibilité s'en trouve très réduite on ne peut pas profiter des beaux paysages. Il nous dit que d'après lui, ça ne vaut pas vraiment la peine d'y aller.

De Lonely Planet – Laos (2002) : Le Pha That Luang (grand reliquaire sacré ou grand stupa) est le monument national le plus important du Laos, symbolisant à la fois la religion bouddhiste et la souveraineté lao. Nous arrivons sur place. La place dans l'enceinte de l'édifice est quasiment déserte. Quelques enfants jouent au ballon. Après avoir traversé la place, nous franchissons l'entrée du stupa. Nous faisons lentement le tour du monument. Alors que nous nous apprêtons à sortir, nous nous retrouvons dans le champ de l'appareil photo d'une touriste apparemment laotienne. Nous nous éloignons pour ne pas la gêner, mais elle nous suit avec son appareil. En fait, elle veut une photo de nous ! Nous posons finalement avec elle et une de ses amies tandis qu'une autre prend la photo.

En rentrant, nous passons devant le Patuxai, littéralement « porte de la victoire », un grand arc de triomphe dont la construction a été achevée en 1969 avec du ciment américain destiné normalement à la construction d'un nouvel aéroport. À chacun ses priorités.

Après ce que nous a dit Tom, nous décidons d'éviter Luang Prabang et de partir directement pour Vang Vieng. Nous achetons un billet de bus auprès de la TT Guest House, où nous logeons. Le départ est prévu le lendemain à 10:00. Nous préparons donc nos bagages.

Le lendemain, nous nous levons tôt. Après avoir déjeuné, nous décidons de faire encore une petite balade dans la ville, en attendant le départ du bus. La ville abrite de nombreux vats, ou monastères bouddhiques. Nous sommes passés plusieurs fois devant mais n'y sommes pas encore entrés. Nous avons décidé de visiter la ville plus en détail lorsque nous y repasserons après être allés à Vang Vieng. Comme nous avons le temps, nous en visitons tout de même deux. Il y règne un calme apaisant et une sérénité difficiles à décrire. L'un d'entre eux abrite une statue de Bouddha en bronze de plusieurs mètres de haut et pesant plusieurs tonnes. Nous retournons ensuite vers notre pension, où un tuk-tuk viendra nous chercher pour nous conduire au bus.

Comme premier contact avec le Laos, cette ville nous a déjà beaucoup plu, alors qu'elle n'est pas réputée pour être particulièrement charmante. Nous avons aimé y passer quelques jours et profiter de son calme. Le contraste par rapport au Viêt Nam est flagrant.


Chaque chose ..

à son intérêt et ses charmes et c'est à ceux qui savent ouvrir les yeux que le monde s'ouvre avec beauté et sérénité!