Photo aléatoire

Fanaa

Commentaires récents

Suivi

Nous sommes rentrés depuis 4202 jours.

Notre dernier accès à ce site web date d'il y a 5 semaines 5 jours.

Trekking dans l'Annapurna

2007-01-19 – 2007-01-23
Durant cinq jours nous avons profité du calme et de la beauté de la montagne. Nous sommes partis à nous deux en trek dans la région protégée de l'Annapurna pour rejoindre Poon Hill, point culminant à 3210 m.

À Pokhara, pas moyen de marcher vingt mètres sans croiser d'agence proposant toutes sortes de formules de trekking. La plus courante est celle comprenant tous les repas, le logement, l'accompagnement d'un guide et éventuellement d'un porteur, le tout pour un prix fixe par jour et par personne. Avec Maryse et Dany, nous nous renseignons sur une telle formule mais cela nous semble cher pour ce que c'est.

Après avoir pris plus de renseignements à propos du trek qui nous intéresse, nous décidons de partir à quatre, sans guide et sans passer par une agence car c'est tout à fait faisable. Malheureusement, Maryse est malade depuis quelques jours et son état ne s'améliore pas vraiment. Elle ne sait pas combien de temps cela peut encore durer et nous demande alors de ne pas l'attendre pour partir. Elle restera à Pokhara avec Dany et ils feront probablement le trek plus tard, dès qu'elle sera rétablie. C'est donc à deux que nous partirons.

Le trek que nous allons faire se situe dans la région protégée de l'Annapurna. Pour pouvoir y accéder, nous avons chacun besoin d'un permis qui coute 2000 roupies (€18,40). L'argent est destiné au projet de conservation de cette région. Nos permis en poche, nous préparons nos sacs en ne prenant que le strict minimum. Le reste de nos bagages restera à Pokhara avec Maryse et Dany.

Le 19 janvier à 7h du matin nous prenons un taxi pour aller à la gare routière. Là, nous prenons un bus jusqu'à Nayapul (1070 m), point de départ de notre trek. La matinée est ensoleillée et le chemin grimpe lentement. En début d'après-midi, le brouillard monte et cache le soleil lorsque nous arrivons au pied d'un « escalier » de 3280 marches qui nous sépare d'Ulleri (2010 m), point final de cette première journée.

Ulleri est un tout petit village dans la montagne. Nous y trouvons une chambre pour la nuit dans une petite auberge. Il fait très froid et la seule source de chaleur est le poêle à bois au milieu de la pièce commune. Nous nous installons autour pour nous réchauffer. Nous sommes en compagnie d'une famille de Coréens, de leur guide et de leur porteur. Nous discutons un peu avec eux, mangeons et ne tardons pas à aller dormir dans notre minuscule chambre caillante. Nous nous éclairons à la bougie car l'auberge est dépourvue d'électricité.

Nous nous levons au chant du coq et démarrons après avoir déjeuné. Après quatre heures de marche nous arrivons dans un village et sommes surpris d'apprendre que nous sommes déjà à Ghorepani (2750 m), l'étape du jour.

Là nous sommes accueillis par une gentille petite dame qui tient l'hôtel Sakura. La chambre nous plait et nous décidons de nous arrêter là. Nous sommes les seuls clients et, assis autour du poêle dans la pièce commune, nous avons plutôt l'impression d'être des invités de la propriétaire, surtout quand des amis à elle se joignent à nous. Nous discutons ensemble des différences entre nos deux pays. Nous utilisons notre point it (petit dictionnaire à base d'images offert par le frère de Hugues) pour montrer où se trouve la Belgique et montrer les fruits et les légumes qui poussent chez nous.

Le lendemain nous nous levons à 5h du matin pour pouvoir aller admirer le lever du soleil à Poon Hill. C'est là, à 3210 m, qu'on peut admirer la plus belle vue des montagnes qui nous entourent. Le frère de la propriétaire de l'hôtel y grimpe également pour aller y vendre du thé et il nous invite à le suivre pour nous montrer le chemin. Lorsque nous quittons l'hôtel à 05:30, il fait nuit noire. Le ciel est complètement dégagé. Nous n'avons jamais vu autant d'étoiles. C'est magnifique !

Nous grimpons le petit sentier escarpé dans la seule lueur de nos lampes de poche. Bien que freluquet et chargé comme un mulet, le frère de la propriétaire a une énergie incroyable et nous avons du mal à le suivre. Nous dépassons plusieurs groupes de touristes exténués tandis qu'au loin le jour se lève lentement. La silhouette des montagnes se détache petit à petit sur le ciel s'éclairant d'un bleu de plus en plus lumineux. Après quasiment une heure de marche intense (et 460 m de dénivelé) nous arrivons enfin au sommet.

Le spectacle est époustouflant. Nous sommes entourés par les cimes enneigées. En contrebas, un matelas de nuages moelleux emplit la vallée. Le soleil n'est pas encore levé. Le décor sombre est teinté de bleu et à l'est, un dégradé rouge-orangé colore le ciel. La vue change constamment au fur et à mesure que le jour approche. Quand le soleil apparait, il illumine les lieux d'une lumière orange. C'est incroyable ce que la nature peut nous offrir. Le soleil commence à réchauffer nos pieds meurtris par le froid et le vent qui baignaient le lieu. Il fait complètement clair quand nous redescendons vers Ghorepani.

Après avoir déjeuné, nous reprenons la route. Chaque jour nous offre un paysage différent. Là nous marchons sur une crête balayée par le brouillard qui se lève. Des petits drapeaux de prière multicolores flottent au vent. Puis le chemin redescend et nous conduit dans une forêt. À certains endroits, nous apercevons des plaques de neige. Plus loin, nous descendons le long d'une cascade gelée.

D'après ce qu'on nous a dit, cette journée est censée être la plus courte de notre trek. Nous commençons à nous inquiéter parce qu'elle dure plus longtemps que prévu. La fatigue se fait sentir, surtout après l'ascension de Poon Hill le matin. De plus, nous sommes dans une jungle très lugubre entourés par le brouillard. Des singes perchés dans les arbres nous regardent passer. La scène a tout d'un film d'épouvante.

Nous arrivons finalement à Tadapani (2590 m), un petit village dans le brouillard qui, à première vue, a l'air tout aussi lugubre que la jungle que nous venons de quitter. Nous y trouvons une auberge et soupons en compagnie de Sam et Jed, un couple d'Anglais. Comme nous, ils font un tour du monde en un an. C'est leur première semaine de voyage. Nous décidons de nous retrouver à Pokhara au retour de leur trek qui dure deux jours de plus que le nôtre.

Le lendemain matin, le petit village lugubre s'est transformé en un lieu ensoleillé et nous déjeunons dehors, face à un magnifique paysage montagneux. Il fait très froid mais le soleil nous réchauffe un petit peu. Après trois jours d'ascension, nous commençons à redescendre. Les courbatures se font sentir. En début d'après-midi, nous arrivons à Ghandruk (1940 m), dernière étape avant de retourner à Pokhara. Nous sommes à nouveau les seuls clients dans la grande Trekker's Guest House et allons nous coucher tôt.

La dernière journée descend fort avec un dénivelé d'au moins 870 m. Nous traversons de jolis paysages de cultures en terrasses. La dernière partie du trajet est plutôt plate et longe une rivière. Nous arrivons enfin à Nayapul où s'achève ce trek.

Le bus pour Pokhara démarre au moment où nous arrivons. Il est déjà plein et on nous fait signe de vite monter sur le toit. C'est la première fois que nous voyageons sur le toit d'un bus. Cela permet de beaucoup mieux admirer le paysage mais après plus d'une heure et demie dans le vent, nous sommes tout refroidis. Gla gla. Arrivés à Pokhara, nous retrouvons Maryse et Dany et nous réchauffons autour d'un bon repas.

Durant cinq jours nous avons profité du calme que nous offre la montagne. Les seules routes étant des chemins de pierre, souvent en escalier, aucun véhicule à roue ne peut arriver dans les villages que nous avons traversés. Nous avons plusieurs fois rencontré des files de mulets chargés de marchandises faisant office de poste. Quelques fois, nous avons aussi croisé des porteurs transportant des charges parfois impressionnantes. Ce n'est dès lors pas si étonnant que la nourriture coute trois fois plus cher que dans la vallée.

En marchant, nous avions plutôt chaud et nous mettions même en t-shirt quand nous étions au soleil. Dès que nous nous arrêtions ou que le soleil s'en allait, le froid se faisait sentir et nous passions parfois d'une à quatre couches de vêtements en quelques minutes. Le soir, il faisait vraiment froid et comme les chambres des auberges ne sont ni chauffées ni même isolées, de la vapeur sortait de nos bouches même à l'intérieur.

Cela nous a fait du bien de vivre au rythme de la montagne. Nous nous levions et couchions avec le soleil. Nous avons traversé des paysages magnifiques. Ce trek était vraiment un plaisir.


POUR RIRE !!!!

dicton de la semaine !!!!!!

Le pessimiste dit:" Toutes les femmes sont des salopes" !!!!!!
L' optimiste dit:" J'espère bien" !!!!!!

signé : le Macho


DOCUMENTATION ...

- VU ou PAS VU ???

Endrois cités dans le livre : - Dubar square ( palais royal ).
- Maju deval.
- Le quartier "jana bahal" et son sanctuaire gardé par 2 lions (bien que j'imagine que presque tout les endroits sont gardés par des lions de pierre).

- Le temple de Shiva et Parvati (abrite les déesses des 9 DURGA)...( pour vaness !!! )

- Le stupa de " SUAYAMBHUNATH " ( je crois que c'est celui que vous avez visité ? )
- Le stupa " BODHNATH " ( celui du film " little boudha " )

- BU ou PAS BU ???

Si oui, expliquer : - LEMON CURD ou - MUNGO CURD ???

PS : Petit souvenir ? ( mosquitos coil' )


retour de trek

Bonjour, on espère que le chemin pour vous rendre à Kathmandu n'a pas été trop pénible ( on va faire ce trajet aussi!!) On a bien aimé le trek et nous avons fait exactement le meme que vous... pas tout a fait les meme escale par contre. Nous avons dormi à Ulleri, Ghorepani, Bhantanti et kimche pour terminer à 11h00am le cinquième jour. Je ne pense pas que nous aurions pu vous suivre la première journée; nous avons trouvé cette journée assez difficile et l'hotel était le bienvenu...
On se retrouve bientot sur nos site ou ailleurs...

Et bien voila...:) à la prochaine.


HEM-HEM...!!!

- Il y en a qui écrivent l'histoire,
et d'autres qui ont besoin de lunettes pour la lire ... !!!

Moi par exemple, sans mes lunettes, et bien ... euh !!!

Signé : le macho au beaux yeux.


Chapeau!

Oui, chapeau! félicitations.
Un trekking en montagne de plusieurs jours d'affilés c'est pas du coton. Mais tout les efforts, manquements, ampoules ou autres bobos valent VRAIMENT la peine, ceci en échange de tout ce que vous avez vus et vécu.
Ah que j'aimerai être de la partie ou, plus égoïstement, être une petite souris (machmalo tout doux hé! et toi misstygri aussi hé!) bien installée dans une poche, mon petit mouson découvert regardant autour de moi, donnant mes impressions et en encourageant les marcheurs!
Bon repos et puis en route pour de nouvelles aventures.