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De retour

2007-11-15 – 2007-11-16
Retour à la « réalité » après plus de 11 mois de voyage. Après quelques petits contretemps nous retrouvons enfin nos familles, nos amis et notre cher petit pays.

Notre avion quitte Buenos Aires vers 23:00. Nous volons avec la compagnie aérienne Iberia. Contrairement à tous les longs vols que nous avons fait, ici il n'y a pas d'écran individuel dans les sièges. Le trajet d'environ 12 heures risque de durer plus longtemps que prévu. De toute façon il vaut mieux dormir pour être en forme à l'arrivée.

Nous arrivons à Madrid aux alentours de 15:00, heure locale (UTC+1). Les trois écrans installés au-dessus de la rangée centrale de sièges nous montrent en direct une vue de l'avion et du décor grâce à une caméra installée sur la queue. Nous assistons donc à l'atterrissage vu de l'extérieur. Nous voyons la piste s'approcher. Les roues du train d'atterrissage touchent violemment le sol. Le pilote a du mal à garder l'avion aligné sur la piste. Il part brusquement sur la droite. Nous sommes secoués, tous les passagers crient. L'avion part ensuite trop vers la gauche, nouveau cri en chœur. Finalement, le pilote reprend la situation en main, nous ralentissons bien alignés sur la piste et tous les passagers applaudissent, heureux d'être encore en vie. Heureusement qu'il n'y avait aucun obstacle le long de la piste d'atterrissage.

L'aéroport de Madrid est immense. Un panneau nous indique que la porte d'embarquement d'où nous partirons vers Bruxelles se trouve à une vingtaine de minutes. Nous devons même prendre un métro à l'intérieur de l'aéroport. Nous franchissons un détecteur de métaux et faisons « scanner » nos petits sacs. Dans celui de Hugues, il y a un pot de dulce de leche, une sorte de caramel à tartiner que nous avons acheté dans une échoppe à l'aéroport de Buenos Aires. Pas de chance, ce genre de marchandise est interdite dans les bagages à main, réglementation européenne anti-terrorristes oblige. Nous pourrions l'enregistrer, mais nous n'avons pas le temps, nous embarquons dans quelques minutes. Le pot est encore scellé, mais il vole droit à la poubelle. Pfff !

Deux minutes plus tard, les écrans d'information affichent que notre vol, prévu normalement à 16:40, a une heure de retard. Nous téléphonons pour prévenir nos familles qui viennent nous chercher. Heureusement que nous avons emporté quelques euros autour du monde.

Nouvelle déception dans le vol Iberia vers Bruxelles : les consommations sont payantes (et évidemment toujours pas d'écran individuel). Nous atterrissons vers 20:00, sans incident cette fois. Nous n'arrivons toujours pas à réaliser que c'est la fin de l'aventure et que nous sommes de retour en Belgique.

Le temps de parcourir le labyrinthe de couloirs, de portes et d'escalators jusqu'à l'endroit où nous récupérons nos bagages, les attendre, passer aux toilettes et nous brosser les dents (par pitié pour nos familles ;)), nous faire interroger par les douaniers à l'accent bien belche, c'est seulement une quarantaine de minutes après avoir atterri que nous arrivons devant la porte du hall des arrivées. Voici enfin le moment tant attendu. Nous sommes tout excités.

Nos familles sont là, nous reconnaissent tout de suite et nous acclament. Que d'émotions ! Maïte fond en larmes. Quelle sensation étrange de se retrouver parmi eux qui étaient si loin de nous pendant tout ce temps. Ça fait du bien d'être rentrés !

Nous sortons de l'aéroport bien couverts, il ne fait que 2°C dehors. Nous nous rendons avec plusieurs voitures chez les parents de Hugues, où un souper est prévu. En plus des retrouvailles, c'est aussi la première fois que nos familles se rencontrent.

Après le souper, nous allons dormir chez la maman de Maïte, où nous retrouvons le grand, le beau, le tout-puissant Machmalo, alias anonymous poupous, le plus grand commentateur de notre site web. Nous passons la fin de soirée à ses côtés. Il est tard (ou tôt) quand nous nous mettons enfin au lit. Quelle journée !

Nous voilà enfin rentrés. C'est incroyable, c'est fou. Nous ne le réalisons toujours pas. Pour l'instant, nous avons l'impression que le voyage continue, qu'il ne s'agit que d'une étape de plus. Le temps nous aidera probablement à remettre les pieds sur terre petit à petit.

Merci pour vos gentils commentaires et vos e-mails nous souhaitant un bon retour. Cela nous fait très plaisir de voir que vous êtes nombreux à nous avoir suivis d'un peu partout sur la terre. Merci à tous !