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Lima, ultima

2007-08-05 – 2007-08-06
Nous revenons une fois de plus à Lima, normalement la dernière fois de ce voyage. Nous y passons deux jours, le temps de faire encore une petite visite, de déjouer le plan de malfaiteurs et de préparer le trajet vers notre prochaine destination : Arequipa.

Nous arrivons à Lima au terminal des bus Cial à 05:30, après sept heures de trajet. Nous sommes loin du centre-ville et il fait encore noir. Difficile donc de se rendre à pied à notre petit hôtel habituel. Difficile aussi de négocier le prix du taxi vu qu'il n'y en a qu'un seul. Pour 9 soles (environ €2,25), il nous conduit donc devant la porte de l'hôtel Iquique.

Il est 06:00. Nous réveillons le réceptionniste. Il ne trouve pas notre réservation. Nous l'avons pourtant faite par internet il y a quelques jours, mais ils ne sont pas allés voir leurs e-mails. Il nous dit que c'est mieux de téléphoner. Vive le progrès. Il nous propose donc de patienter dans la « salle de jeux » au dernier étage en attendant qu'ils préparent une chambre.

Quarante minutes plus tard, nous recevons une chambre. Nous devons aller acheter des billets de bus pour Arequipa. En attendant qu'il soit un peu plus tard, nous paressons devant la TV. Une heure après nous allons à la compagnie Civa et prenons deux billets pour le lendemain à 17:00. Nous voyagerons de nouveau dans un bus luxueux dans lequel les sièges sont larges et peuvent s'incliner fortement.

Durant chaque voyage en bus nous recevons à manger. Malheureusement, il s'agit presque toujours d'un plat avec du pollo (poulet, prononcer « poyo »). Qui ne demande rien n'a rien, nous demandons à tout hasard s'il est possible d'avoir un plat végétarien. L'hôtesse va se renseigner et nous dit que c'est en effet possible. Chouette !

Après avoir fait quelques courses et être allés sur internet, nous passons tout l'après-midi devant la TV, en pyjama dans notre lit. Il faut dire que les émissions qui passent sur TV5Monde sont toutes plus intéressantes les unes que les autres. En plus, avec le JT, nous sommes au courant des nouvelles européennes.

En fin d'après-midi, alors que nous nous apprêtons enfin à aller manger, une émission de Thalassa sur le Pérou commence. Nous ne voulons pas manquer ça et restons donc encore un peu scotchés devant la TV.

Vers 17:30 nous sortons enfin de la chambre et marchons jusqu'à notre restaurant végétarien habituel. Pas de chance, nous sommes dimanche et la plupart des commerces sont fermés, celui-ci inclus.

Nous trouvons un restaurant ouvert et demandons à la serveuse s'ils ont quelque chose sans viande en lui disant que nous sommes végétariens. Elle nous propose un plat, mais quand nous lui demandons ce qu'il y a dedans, elle nous dit toutes sortes de choses, dont de la viande. Nous lui redemandons quelque chose sans viande et là, elle nous propose un plat avec du pollo (poulet). Finalement nous prenons simplement un sandwich au fromage en la remerciant.

Le soir, vers 23:30, nous regardons encore une émission intéressante sur TV5Monde. Cela s'appelle « Des racines et des ailes » et le titre de l'émission est « Les pros du voyage ». Elle montre des reporters professionnels (pour des guides de voyage ou autre) en « mission » en Chine, au Pérou et en Argentine.

Le lendemain, nous faisons une grasse matinée, faisons nos sacs et quittons la chambre à 12:00, puis allons manger au restaurant végétarien. Après cela, nous partons faire un tour sur la Plaza de Armas. Ensuite nous allons au Parc de la muraille, qui se trouve d'un côté de la Plaza de Armas où nous ne sommes pas encore allés.

Là, nous voyons la statue de Francisco Pizarro, le fondateur espagnol de la ville, sur son cheval. Elle n'est pas mise en évidence, alors qu'elle se trouvait avant sur la Plaza de Armas. Nous avons lu dans le Lonely Planet qu'elle a été déplacée car le clergé n'acceptait pas que le derrière du cheval fasse face à la cathédrale. D'après nous, elle a plutôt été déplacée par les Péruviens pour ne pas trop glorifier l'envahisseur qui à anéanti la civilisation inca.

Pour retourner vers l'hôtel nous empruntons un chemin un peu différent que d'habitude. À un moment, nous nous retrouvons dans une rue quasiment déserte. Un homme s'adresse à Hugues en baragouinant n'importe quoi, tout en restant à côté de nous alors que nous continuons à avancer. Nous ne comprenons pas ce qu'il nous veut. Maïte n'est pas rassurée et se demande s'il va essayer de nous agresser. Elle regarde autour d'elle pour voir si quelqu'un pourrait nous venir en aide, et c'est à ce moment-là qu'elle remarque qu'un complice est en train d'essayer d'ouvrir son sac à dos. Voyant qu'il s'est fait repérer, celui-ci fait mine d'être désolé et s'en va vite, accompagné de son compère.

À ce moment-là, un homme qui passe en voiture s'arrête à notre hauteur et nous dit de ne pas rester dans ce quartier parce qu'il n'est pas sûr. Nous le remercions et retrouvons vite une rue plus rassurante. La poche avant du sac de Maïte n'a pas été ouverte et même si le voleur avait réussi son coup, il se serait retrouvé avec comme seul butin, un rouleau de papier toilette. Au moins, cette petite mésaventure nous aura rappelé de toujours rester vigilants.

Nous récupérons nos bagages à l'hôtel et disons une dernière fois au revoir au personnel. Nous marchons jusqu'à la gare routière de Civa. En attendant de pouvoir embarquer dans le bus, Hugues part faire un petit tour aux toilettes. Comme souvent en Belgique, ici aussi elles sont payantes. Par contre, au moment de payer à l'entrée, on lui demande : « Urinario ? ». En effet, ce n'est pas le même prix pour la petite ou la grande « commission » (0,30 sol, environ €0,07, contre 0,50 sol, environ €0,12) !

Nous démarrons vers 17:20 dans notre bus super confortable et disons une dernière fois au revoir à Lima. Le trajet devrait durer environ 16 heures. Nous avons droit à trois films d'affilée et recevons comme souper notre plat spécial végétarien. C'est la même chose que ce que reçoivent les autres mais sans viande et avec plus de riz. C'est toujours ça de gagné. Après les films, nous nous endormons.

Nous serons passés quatre fois dans la capitale péruvienne. Quand nous l'avons quitté la première fois, nous pensions ne pas y revenir, mais avions pourtant le pressentiment que nous la reverrions. Plutôt trois fois qu'une.