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Quand le sort s'acharne

2007-05-16
Du premier instant de cette journée au dernier, les frustrations s'enchainent. Ce n'est apparemment pas notre jour de chance, loin de là. Il y a des jours où l'on se dit qu'on aurait mieux fait de rester couché.

Nous nous levons comme d'habitude à 08:00, déjeuner inclus à l'auberge oblige. Première frustration de la journée : l'ordinateur n'est pas chargé. Nous l'avions branché en allant dormir la veille. Le câble s'est détaché avant même qu'il ait commencé à se charger.

Pour changer des tartines à la confiture que nous mangeons chaque matin depuis notre arrivée à Sydney, nous préparons du pain perdu. Le feu est trop fort, le beurre brule et un gros nuage de fumée envahit la cuisine, gênant tous les occupants qui nous regardent en toussant. Oups ! Enfin, le pain perdu est bon, c'est déjà ça.

Nous allons ensuite sur internet et connectons pour la première fois notre nouvel ordinateur. Nous regardons nos e-mails. Il y en a un d'un revendeur Apple que Hugues a contacté il y a quelques temps pour demander des informations sur le MacBook. Ce message nous informe qu'au cas où nous sommes toujours intéressés par l'achat du MacBook, des nouveaux modèles sont sortis la nuit dernière et le prix des modèles existants a chuté considérablement.

Nous vérifions le site web d'Apple. En effet, le modèle que nous avons acheté moins de 24 heures auparavant n'est plus indiqué et le nouveau modèle de base, plus rapide et avec une capacité dé disque dur plus élevée que celui que nous avons, coute AU$1599, c'est-à-dire AU$280 (environ €168) de moins que le prix que nous avons payé ! Notre modèle, quant à lui, vaut à présent AU$1549, AU$330 (environ €198) de moins. Quel choc !

Nous ne faisons ni une, ni deux, et retournons chez Next Byte, le revendeur Apple, et allons tout de suite chez le vendeur qui nous a servi la veille pour demander un remboursement de la différence. La réponse est claire et nette : ils ne peuvent rien faire pour nous, c'est la politique de la maison. Apple ne les prévient pas des changements de prix. Les prix changent d'un coup sur toute la terre et tout le monde est mis au courant au moment même. Il nous dit aussi que si nous avions acheté notre ordinateur sur l'Apple Store (le magasin en ligne d'Apple), nous ne pourrions rien faire non plus à part nous apitoyer sur notre sort.

Nous avions espéré un meilleur accueil. Nous sommes dégoutés. Si nous avions attendu ne fut-ce qu'un jour, nous aurions payé beaucoup moins et aurions le nouveau modèle ! Ah, si seulement il n'avait pas été en stock la veille ! Pfff…

Néanmoins, nous avons prévu une telle réponse. Nous mettons donc notre plan B à exécution. Avant d'aller au magasin, nous avons décortiqué les conditions de vente imprimées sur la facture. Elles stipulent que toute reprise de marchandise doit être demandée dans les 7 jours suivant l'achat. Elles disent également qu'en cas de reprise, il y a 15 % de « restocking fee », c'est-à-dire de frais de remise en stock. Petit calcul : 15 % de AU$1879 (le prix d'achat) = AU$281,85. À AU$1,85 près, c'est la différence de prix qu'il y a entre le nouveau modèle et ce que nous avons payé.

En résumé, si nous demandons une reprise de notre ordinateur, pour seulement AU$1,85 (environ €1,10) de plus, nous pouvons acheter le nouveau modèle, plus rapide et avec un disque dur de plus grande capacité. Nous passons à l'action. Les vendeurs ne s'attendaient apparemment pas à ça, surtout venant de touristes belges en vacances. Ils espéraient sans doute que nous nous en allions en abandonnant la partie. Le patron du magasin essaie de nous dissuader. Il nous dit que les nouveaux modèles ne sortirons que dans trois semaines (ce dont nous doutons fort puisqu'ils sont déjà annoncés sur le site web). Il parle sans nous laisser le temps de placer un mot, pour nous embrouiller. Il nous dit que ce serait idiot de vouloir faire ça. Il essaie même de nous faire croire que ce n'est pas possible.

Nous ne nous laissons pas faire et lui montrons les conditions de vente. Là ils nous font d'abord patienter un quart d'heure dans le magasin, espérant sans doute que nous partions. Le patron revient enfin. Nous voyons clairement que ce que nous lui demandons de faire l'embête au plus haut point. Nous essayons pourtant d'être conciliants. Nous lui proposons même un compromis : s'ils nous donnent ne fut-ce que la moitié de la différence de prix, nous repartons avec notre ordinateur. Ce n'est pas dans « la politique de la maison ». Tant pis, nous insistons sur un remboursement, malgré sa mauvaise humeur.

Il n'a pas le choix. Il reprend notre ordinateur et nous rembourse donc la somme que nous avons payée, moins les 15 %. Dans la plus grande hypocrisie, ils nous demandent notre adresse e-mail pour pouvoir nous prévenir de l'arrivée des nouveaux modèles. Comme si nous allions vouloir encore acheter quoi que ce soit chez eux ! Et puis quoi encore ? Next Byte devrait vraiment revoir ses cours de relation clientèle.

Nous nous en allons avec notre sac à dos, vide, et en poche, de quoi acheter le nouveau modèle quand il sera disponible dans quelques jours. Nous ne sommes ni vraiment heureux, ni vraiment frustrés. C'est une demi-victoire. Dire que la veille, nous étions tellement contents d'enfin avoir un ordinateur portable.

Nous avions vraiment espéré plus de bon sens de la part de Next Byte. Nous ne comprenons pas leur comportement. Que vont-ils faire d'un ordinateur qui a déjà servi ? Essayer de le vendre comme un neuf ? Ça ne nous étonnerait pas vraiment. En même temps, ils sont tributaires d'Apple et de ses changements de prix brutaux. Nous ne comprenons pas cette politique apparemment stupide et décidons d'écrire à Apple.

Pour nous changer les idées, nous partons nous promener en direction du Harbour Bridge, le pont qui traverse la baie de Sydney. Pour y arriver, nous traversons une bonne partie du centre-ville et passons dans de jolies petites rues. Le pont est ouvert au piétons d'un côté et aux cyclistes de l'autre. Il est surnommé le « vieux cintre » par les habitants de Sydney à cause de sa forme. Il fête cette année ses 75 ans.

Une fois sur le pont, nous avons une excellente vue sur le port de Sydney et surtout, sur l'opéra et son architecture très particulière. Nous parcourons le Harbour Bridge d'une extrémité à l'autre puis retournons vers le quartier de notre auberge.

Nous allons ensuite sur internet où Maïte a rendez-vous avec sa maman sur Skype. Nouvelle frustration : tous les casques sont utilisés. Nous patientons environ une heure en attendant qu'un se libère enfin. Pendant que Maïte discute avec sa maman, Hugues cherche sur le site web d'Apple un moyen de les contacter. Impossible de trouver une adresse e-mail où leur écrire. Par contre, il tombe sur les conditions de vente de l'Apple Store et n'en croit pas ses yeux.

Un paragraphe des conditions intitulé « Price protection » explique que si Apple baisse le prix d'un produit dans les 14 jours suivant l'achat, un remboursement de la différence est accordé sur simple demande ! Malheureusement, ces conditions ne s'appliquent qu'au magasin en ligne d'Apple. Les revendeurs appliquent les conditions qu'ils veulent, donc le problème vient vraiment de Next Byte.

La séance de Skype terminée, bien qu'il soit déjà tard, nous allons chez Pizza Hut où, grâce à des bons de réduction, les grandes pizzas à emporter sont à un prix défiant toute concurrence. Au bout des 15 min d'attente, la pizza est prête, mais le vendeur s'est trompé dans notre commande et ce n'est pas la pizza végétarienne que nous avons demandée. Nous devons attendre 15 min de plus. Décidément, le sort s'acharne sur nous !

Notre pizza prête, le vendeur nous présente ses excuses et nous offre une boisson en guise de dédommagement. Ça c'est de la relation clientèle ! Nous mangeons notre pizza sur un banc de la Martin Place, dans le calme de la fin de soirée. Nous n'en arrivons pas au bout et déposons ce qu'il reste de la pizza et de la boisson devant un clochard qui dort sur les marches d'un magasin Armani. Il y en a qui ont encore beaucoup moins de chance que nous.

Pour clôturer cette mauvaise journée, alors que nous dormons tranquillement dans le calme de notre dortoir, des nouveaux arrivants y font irruption en pleine nuit en parlant tout haut et en allumant la lumière. Décidément, ce n'était pas notre jour.


Il faut dire....

... quelle idée d'acheter Apple ??? On te l'avait dit !!! mais non, il a fallu que vous vous promeniez sur les sentiers perdus et inextricables du côté obscur du monde de l'informatique. A partir du moment où vous sombrez du côté obscur de l'info (Apple en début de journée), à jamais il dominera votre fin de journée. (eh oui -> journée pourrie)

bye

Yoda... euh non, Dan


Vraiment ...

très souvent il y a des jours comme ça - la poisse du début jusqu'à la fin de la journée.
Mais ça ne dure pas, les jours suivants sont bien meilleures et puis la vie est belle et il faut de tout pour en apprécier chaque moment!