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En route vers Koh Tao

2007-04-30 – 2007-05-01
Nous partons en bus vers Koh Tao, une petite ile dont nous espérons des plages paradisiaques. Récit d'un trajet inoubliable que nous préfèrerions oublier.

Nous montons dans le bus à Bangkok alors que le soir tombe lentement. Il commence à pleuvoir. Ce bus nous amènera à Chumphon, où nous prendrons un bateau pour rejoindre l'ile. Le bus continue plus loin et les passagers n'ont donc pas tous la même destination.

Une dame du bus nous demande où nous allons et nous assigne une place en fonction. Nous ne sommes pas rassurés par ce trajet. Ces formules de voyage vendues dans Khao San Road sont tristement célèbres pour les vols dans les bagages ou les sacs à main des passagers, qui arrivent régulièrement. Nous faisons particulièrement attention à nos petits sacs qui restent à nos pieds et dont nous passons les bretelles autour de nos jambes.

Il y a une fuite dans le plafond du bus. La pluie s'est intensifiée et de l'eau s'infiltre, formant des gouttes qui décident de se laisser tomber exactement au-dessus de la place où se trouve Maïte. Nous avons reçu des couvertures. Elle la protège un moment, mais se retrouve vite trempée. Un peu plus tard nous échangeons de place. À chacun son tour d'être mouillé.

À 03:30 nous nous faisons réveiller par un des hommes du bus. Il nous dit que pour Koh Tao, c'est ici qu'il faut descendre. Il pleut à verse. L'homme sort rapidement des sacs du bus. Maïte vérifie tout de suite si son sac a été ouvert. Cela ne peut pas être plus clair. Le sac est mal fermé avec le sac de couchage mis de travers. Les affaires qui se trouvent au-dessus dans le sac sont celles qui étaient tout en dessous.

Hugues court tout de suite chez l'homme du bus et lui demande fâché pourquoi nos sacs ont été ouverts. L'homme ne réagit pas vraiment et termine de sortir les sacs de la soute. Un des passagers qui est descendu avec nous demande à qui appartient un des sacs. Personne ne répond. Il doit appartenir à quelqu'un qui est toujours dans le bus. Hugues prend le sac pour le remettre dans la soute mais l'homme l'a déjà fermée. Hugues va vers lui pour lui expliquer la situation mais à sa vue il remonte vite dans le bus en faisant signe au chauffeur de démarrer tout de suite. Le bus démarre en trombe pendant que la porte se referme. Hugues court à côté du bus et tape sur la porte mais c'est trop tard. Nous le voyons partir et restons là avec un sac qui ne nous appartient pas. Nous sommes scandalisés. Pauvre passager qui découvrira à son arrivée que son sac a disparu !

Un autre bus est là pour nous emmener au port où nous prendrons le bateau. Nous expliquons à la personne qui vérifie nos billets ce qu'il s'est passé. Il nous répond vaguement qu'il téléphonera. Reste à savoir si ce sera fait…

Vers 04:45 nous arrivons dans la salle d'attente de Songserm, la compagnie maritime. On nous explique que nous partirons à 06:00 pour prendre le bateau. Nous demandons si nous pouvons avoir nos sacs qui sont toujours dans la soute du bus qui nous a conduit ici et qui nous amènera au bateau. Nous allons les chercher et vérifions si rien n'a disparu.

Tout a l'air d'y être. Le sac d'Hugues n'a pas l'air d'avoir été ouvert. Caché à l'intérieur, il y a un portefeuille avec quelques papiers pas utiles en voyage (carte d'identité, permis de conduire belge,…) ainsi qu'une pièce ou un billet de la monnaie de chaque pays par lequel nous sommes passés. Tant que nous ne sommes pas arrivés nous ne nous sentons pas en sécurité. Plutôt que de sortir le portefeuille devant tout le monde, Hugues vérifie en tâtonnant qu'il est toujours bien dans sa cachette. Tout a l'air en ordre, nous sommes un peu rassurés.

Comme prévu, à 06:00 nous prenons le bus qui nous amène au port. Nous montons dans le bateau et démarrons à 07:00. Il pleut toujours et la mer est très agitée. Le bateau se balance violemment de gauche à droite et des grosses vagues éclaboussent les vitres. Nous ne nous sentons pas du tout à l'aise et commençons à avoir l'estomac retourné. De plus, nous jetons tout le temps un regard en arrière vers nos sacs pour vérifier que personne n'y touche.

Le calvaire dure trois heures avant que nous n'arrivions sur la terre ferme. Nous prenons un « taxi » pour aller vers Sairee Beach, le quartier où nous comptons loger. Le taxi est un pick-up et nous sommes assis sur des banquettes dans la remorque. Il faut bien se tenir car le conducteur va vite et la route n'est pas en très bon état. De chaque côté, nous voyons de très gros rochers arrondis et beaucoup de cocotiers.

Nous n'avons pas réservé de chambre. Nous allons d'un complexe à l'autre et nous renseignons sur les prix. C'est évidemment beaucoup plus cher qu'ailleurs en Thaïlande. La plupart des resorts offrent l'hébergement pour quelques jours si nous prenons une formation de plongée de plusieurs jours. Certains obligent même à en prendre si nous voulons y loger.

Nous trouvons finalement, au « Sairee Cottage », un chouette petit bungalow sur la plage, avec salle de bain, pour « seulement » 400 bahts (€10), moins cher et mieux situé que tout ce que nous avons vu d'autre. Il est petit et il n'y a pas d'eau chaude, mais la vue est paradisiaque (enfin, elle le sera quand il fera beau).

Quel trajet ! Nous sommes crevés. Bien que rien n'ait disparu de nos sacs, nous nous sentons agressés. C'est triste et frustrant de ne pas pouvoir faire confiance. Nous en avons ras-le-bol de toutes ces arnaques ! Nous sommes au bon endroit pour enfin nous relaxer et tenter d'oublier tout ça.


TOUT ÇA ... C'EST PHYSIQUE ... !!!

C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son,
que tant de gens paraissent brillants avant d'avoir l'air con !
signé : le " CHA-VANT "