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Phoudindaeng Organic Farm

2007-03-22 – 2007-03-27
À seulement quelques kilomètres de Vang Vieng et de son tourisme artificiel se trouve un endroit paisible, à l'écart du monde, où se construisent des projets bien plus concrets et positifs. Nous découvrons la ferme biologique de Phoudindaeng.

Nous nous levons de bonne heure pour nous rendre à la ferme biologique de Phoudindaeng (site web officiel en anglais). Après avoir déjeuné dans un chouette petit restaurant où nous avions déjà mangé plusieurs fois durant notre séjour à Vang Vieng nous prenons un tuk-tuk jusqu'à la ferme.

Arrivés sur place, nous nous renseignons pour voir s'il y a une chambre de libre. Nous avons de la chance, une chambre double se libère justement ce matin. On nous propose de nous installer dans le restaurant en attendant que la chambre soit nettoyée. Nous remarquons les Français avec qui nous avions déjà discuté la veille. Ils dégustent un mulberry skake. Nous décidons de les rejoindre à leur table et d'en faire autant.

Aurélie et Bruno sont deux Parisiens qui voyagent durant six mois à travers l'Asie du sud-est. Comme toujours lorsque nous rencontrons d'autres voyageurs, nous échangeons avec plaisir nos expériences respectives. Leurs vêtements sont tout boueux. Ils nous expliquent qu'ils ont passé la matinée à travailler à la construction d'une réserve à graines. La réserve est fabriquée en briques de boue séchée et le travail consiste à colmater les trous avec de la boue. Ils y retournent cet après-midi et nous proposent de les accompagner.

Avant de nous mettre au boulot, nous décidons de manger quelque chose. Tous les produits de la ferme sont bio et proviennent du commerce équitable. Aurélie et Bruno nous conseillent de prendre un sandwich végétarien, qu'ils trouvent délicieux. Nous passons commande et attendons plus d'une demi-heure avant de recevoir nos sandwichs. Les Français nous expliquent que ce restaurant possède le service le plus lent jamais rencontré. Nous nous rendrons vite compte qu'ils n'ont pas tort.

Après avoir diné, nous déposons nos sacs dans notre chambre qui se trouve dans la Mulberry Tree House. La chambre coute $7 avec salle de bain commune. Auparavant, les bénévoles recevaient le gite et parfois également le couvert gratuit mais cela n'est plus vrai aujourd'hui.

La réserve à graines se trouve tout près de notre chambre. Nous rejoignons Aurélie et Bruno qui nous expliquent comment procéder pour appliquer la boue correctement. Après deux-trois heures de travail sous un soleil de plomb nous décidons d'aller boire un mulberry shake pour nous rafraichir.

La ferme participe également à un projet de cours d'anglais. Elle demande aux bénévoles de participer au cours en tant qu'assistants. C'est-à-dire s'asseoir avec un groupe d'enfants, participer au cours avec eux et les aider dans les exercices. Le cours commence à 17:00. Maïte décide de rester à la ferme et d'en profiter pour écrire un article pour le site web. Hugues, quant à lui, accompagne Aurélie et Bruno au cours.

Le soir nous soupons avec les Français et discutons encore un peu avant d'aller nous coucher. La côte fêlée de Maïte la fait toujours autant souffrir. Il est impossible pour elle de s'allonger. C'est donc à nouveau à moitié assise qu'elle parvient à s'endormir. Durant la nuit, nous sommes réveillés par le bruit assourdissant de la pluie sur le toit de taule. Nous entendons également à plusieurs reprises un drôle de bruit tout près de nous dont nous ne connaissons pas l'origine. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agit en fait du cri du gecko. C'est un genre de reptile saurien qui tient à la fois du lézard et du crapaud.

Le lendemain, nous déjeunons avec Bruno et Aurélie avant de nous remettre au travail. Nous continuons le travail de la veille à la réserve à graines et faisons la connaissance de Joey, une Autrichienne, de Rachel, une Canadienne et de Yoyo, un Israélien. Le travail se fait dans une bonne ambiance et toujours sous un soleil de plomb. Vers midi, la plupart des bénévoles partent manger. Hugues décide d'aller à son tour écrire un article pour le site web tandis que Maïte reste à la réserve avec Aurélie et Bruno.

Après une petite heure, Maïte rejoint Hugues et continue d'écrire l'article qu'elle avait déjà commencé la veille. Nous sommes installés à une table au restaurant de la ferme. L'endroit est très reposant. Nous sommes à deux pas de la rivière et avons droit à une magnifique vue sur les montagnes. Joey, l'Autrichienne, vient nous rejoindre pour boire un mulberry shake. Nous discutons avec elle et faisons plus ample connaissance. Elle a 27 ans et a quitté Vienne il y a plusieurs mois déjà. Elle voyage toute seule à travers l'Asie. Après quelque temps, c'est Yoyo, l'Israélien qui vient nous rejoindre. Nous discutons un peu avant de partir tous ensemble au cours d'anglais.

L'école se trouve à à peine dix minutes de marche de la ferme. Nous traversons un petit village avant d'y arriver. Elle est constituée d'une seule classe et d'une petite cour de récréation. Avant d'entrer nous devons nous déchausser. Au début du cours, la prof demande aux nouveaux bénévoles de se présenter. Nous sommes vendredi, dernier jour de classe avant le weekend. C'est sans doute pourquoi il n'y aura que des jeux au programme aujourd'hui. La prof, Rachel, est une bénévole Canadienne qui a décidé de se consacrer à fond au projet durant un mois. Elle se débrouille plus que bien avec les enfants et a le don de les intéresser et de leur apprendre plein de choses de façon ludique. Nous passons une heure très agréable avec la quarantaine d'enfants de 5 à 12 ans, tous aussi motivés les uns que les autres.

Le lendemain, nous nous levons vers 06:30 pour aller donner le biberon aux chevreaux. En effet, la ferme possède plusieurs chèvres des Pyrénées françaises qui ont été amenées jusqu'ici en avion il y a plusieurs années. C'est un bénévole belge qui leur en a fait cadeau. Malheureusement, la plupart d'entre elles ne produisent pas assez de lait pour nourrir leurs petits. Voilà pourquoi chaque matin, ils doivent recevoir le biberon.

Les chevreaux sautent dans tous les sens et son impatients de recevoir leur lait. C'est ainsi que Maïte se retrouve à donner le biberon à l'un d'entre eux en en ayant deux autres perchés sur elle comme si elle était un rocher. Alors que Hugues aussi est en train de donner la tétée, il sent quelque chose lui chatouiller la tête. C'est en se grattant qu'il remarque plusieurs grandes fourmis oranges dans ses cheveux et sur sa nuque et ses bras. Il les enlève mais celles-ci réapparaissent quelques minutes plus tard. Hugues ne comprend pas pourquoi il est le seul à se faire importuner par ces grosses fourmis. C'est seulement au moment où il remarque les deux nids de fourmis tisserandes dans l'arbre juste à côté de l'enclos des chevreaux qu'il comprend que mis à part lui, personne n'est assez grand pour atteindre le nid avec se tête.

Après avoir nourri les chevreaux, nous retournons travailler quelques heures à la réserve à graines. L'après-midi, nous retournons au restaurant de la ferme pour diner. La ferme biologique de Phoudindaeng possède plus de 12 000 plants de mulberry (sorte de murier). Les feuilles nourrissent les vers à soie (qui produisent en moyenne 40 kg de soie brute par an). Le menu du restaurant regorge de préparations faites à base de feuilles ou de fruits de murier. En voici un énoncé : mulberry pancake, omelette with mulberry leaves, crispy fried mulberry leaves, mulberry green tea, mulberry shake, mulberry jam et même du mulberry wine. Nous décidons de goûter les crispy fried mulberry leaves. Ce sont des feuilles de murier frites servies avec un peu de miel. Le gout est un peu bizarre et c'est très gras mais avec le miel c'est plutôt bon.

Ne parvenant pas à finir nos crispy fried mulberry leaves, nous décidons de proposer à une dame française assise dans le restaurant de gouter ce plat hors du commun. Elle accepte avec plaisir. Nous commençons à discuter. Elle nous explique l'incroyable aventure qu'elle vit avec son mari et ses trois enfants. En effet, la famille Girard a quitté la France en novembre 2005 et est partie pour un tour du monde de trois ans en camping-car.

Le lendemain, nous nous levons à nouveau de bonne heure pour aller nourrir les chevreaux. Nous remarquons tout de suite le grand nombre de volontaires prêts à leur donner le biberon. Nous ne nous joindrons pas à eux, ils sont déjà beaucoup trop par rapport au nombre de chevreaux à nourrir. Nous décidons de marcher jusqu'à Vang Vieng et d'aller déjeuner là-bas.

Arrivés sur place après 45 min de marche, nous déjeunons et cherchons ensuite un endroit où acheter un billet de bus pour Luang Prabang. Nous avons finalement décidé de quand même y aller. Ils se vendent au même prix partout alors nous choisissons l'endroit qui nous inspire le plus confiance. Nous négocions ensuite la location de deux vélos pour deux jours. Cela nous permettra non seulement de rentrer beaucoup plus facilement à la ferme, mais aussi d'épargner un trajet en tuk-tuk le matin de notre départ en bus.

Il fait chaud et nous ne sommes pas très motivés, alors nous succombons à la tentation et nous retrouvons dans le TV-bar qui diffuse les Simpson, où nous restons une bonne partie de l'après-midi. Nous rentrons ensuite à la ferme.

La mère de la famille française en voyage nous prête gentiment ses guides de la Thaïlande et du Cambodge que nous n'avons pas encore trouvés. Après les avoir consultés, nous décidons de ne pas aller dans le sud du Laos mais de partir plus loin vers le nord. De là, nous entrerons en Thaïlande par le nord pour redescendre jusqu'à Bangkok avant d'aller faire un tour au Cambodge.

Le lendemain, avec d'autres volontaires, nous préparons le lait pour les chevreaux et leur donnons le biberon. Il n'y a pas trop de monde cette fois-ci. Après le déjeuner, Joey, l'Autrichienne, nous propose d'aller visiter une grotte des environs avec Yoyo, l'Israélien. C'est donc à quatre que nous partons visiter la grotte de Thamlom. Après la visite, Yoyo et Joey continuent à pied jusqu'à Vang Vieng. Nous retournons à la ferme chercher les vélos pour nous y rendre également. À nouveau, nous nous laissons tenter par un TV-bar, celui de Friends cette fois-ci et ses succulentes pizzas pas chères. Nous rentrons à la ferme vers la fin de l'après-midi.

Nous sommes lundi, il y a de nouveau cours d'anglais. Les enfants sont toujours aussi motivés. Après le cours, nous soupons pour la dernière fois dans l'excellent restaurant de la ferme et préparons nos bagages.

Le lendemain matin, nous quittons la ferme vers 07:30, après avoir dit au revoir aux volontaires déjà levés et à Mister T, le responsable de la ferme. Nous enfourchons difficilement nos vélos avec nos gros sacs sur les épaules et parcourons les 3 km qui nous séparent de Vang Vieng.

En déjeunant sur place, nous faisons la connaissance de Mike, un Irlandais sympa qui apprend le français et en profite pour nous poser quelques questions. Le déjeuner terminé, il ne nous reste plus qu'à attendre quelques minutes le départ de notre bus prévu à 09:30.

Nous sommes heureux d'avoir pu passer quelques jours dans cette ferme. Par contre, nous avons trouvé un peu dommage que le travail des volontaires ne soit pas vraiment organisé. À cause de cela on ne sait pas toujours quoi faire ou l'on se retrouve trop nombreux pour une même tâche. Un peu d'organisation permettrait peut-être d'avancer plus vite dans les projets et de motiver plus les volontaires. Malgré cela, cela nous a beaucoup plu de nous retrouver dans cet endroit calme et très agréable et de nous rendre pour une fois un peu utiles.


la nature chez les enfants ...

- Quelle est la différence entre des brocolis et des crottes de nez ???
Vous ne ferez jamais avaler des brocolis aux enfants !!!

signé : l'antisocial


Terre des hommes ... !!!

- Pourquoi dit-on toujours : " TERRE DES HOMMES " ???
Parce que c'est impossible de faire : " TAIRE DES FEMMES " !!!

signé : MACHOKAT


On voit bien ...

sur les photos que la ferme ressemble à un havre de paix et que vous vous y êtes plu.
Pendant que vous avez eu bien chaud en donnant un coup de main à la construction du grenier à graines nous avons eu bien chaud aussi ici en Belgique. On a eu 27° le 15 avril (en campine et en gaume), Bruxelles tirait un 25°. On se croirait en plein été! Bisou et bonne continuation dans votre découverte du Cambodge.